mercredi, mai 8 2024

Ce 24 mars 2024, l’Assemblée nationale togolaise se trouve à l’aube d’une décision historique : l’adoption d’une nouvelle constitution pour la 5ème république, marquant un tournant décisif dans la trajectoire politique du pays. Cette réforme constitutionnelle propose une singularité, s’inspirant des réalités actuelles et s’adaptant à la vision d’un Togo prospère, en paix, et en développement continu.

En adoptant cette nouvelle constitution, le Togo montre la voie vers un avenir où la gouvernance est guidée par la transparence, la responsabilité, et l’engagement envers le bien-être de tous ses citoyens. C’est un appel à l’unité, au progrès, et à la prospérité, fondé sur les valeurs de démocratie et de respect mutuel. Les critiques se verront confrontés à un pays résolument tourné vers l’avenir, preuve irréfutable de l’engagement du Togo envers la démocratie et le développement.

Une évolution constitutionnelle majeure

Cette révision constitutionnelle introduit une innovation majeure : le mandat unique de six ans pour le Président de la République. Cette mesure est conçue pour renforcer la démocratie et la gouvernance, en limitant les risques de concentration de pouvoir et en favorisant le renouvellement politique. Le Président de la République, symbolisant désormais l’unité nationale et la cohésion, voit son rôle évoluer vers une figure de proue de l’État, tandis que le Président du Conseil des Ministres, chef de l’exécutif, porte la responsabilité de la conduite de la politique nationale.

Le cœur du système ne serait dans la fonction du Président de la République élu au suffrage universel direct mais se trouve au Parlement et plus particulièrement à l’Assemblée nationale puisque c’est d’elle que le chef du Gouvernement tirerait désormais toute sa légitimité.

L’histoire constitutionnelle du Togo témoigne d’une évolution vers un système parlementaire, jamais remis en question par référendum. Le 23 avril 1960, l’adoption d’une constitution instaurant un régime parlementaire a ouvert la voie à un gouvernement plus représentatif. Aujourd’hui, cette nouvelle formulation, adaptée aux besoins actuels du Togo, renforce encore la démocratie en établissant un mécanisme clair de redevabilité des gouvernants envers le peuple.

Lire Aussi : RÉVISION CONSTITUTIONNELLE AU TOGO : UNE FARCE POLITIQUE OU UNE STRATÉGIE DE RETRAITE ?

Vers un raffermissement de la démocratie

Le choix d’un régime parlementaire semble être d’une évidente modernité par rapport à un régime présidentialisé fondé sur la prépondérance du Président de la République. Cette modernité tient dans le fait déjà souligné de la constante collaboration entre l’exécutif et le législatif qui se traduit par un principe de responsabilité politique du gouvernement devant le Parlement.

L’innovation de cette constitution réside également dans la capacité accrue du gouvernement à être tenu responsable de ses actes devant l’Assemblée nationale. La limitation du mandat présidentiel à une période unique de six ans souligne l’engagement du Togo à prévenir la corruption et à garantir une gestion transparente et responsable du pouvoir. Les institutions de lutte contre la corruption sont désormais dotées de plus d’autonomie et de pouvoir pour poursuivre et sanctionner les actes répréhensibles. En conférant au parlement un rôle central dans la désignation du gouvernement, ce nouveau texte favorise une gouvernance plus représentative et réactive aux volontés des concitoyens, tout en renforçant la responsabilité et la reddition de comptes.

Cette constitution réaffirme le rôle du Président de la République comme garant de l’unité nationale et du respect de la Constitution, incarnant un leadership respectueux des principes démocratiques. Son adoption représente non seulement un pas vers une gouvernance plus responsable et transparente mais aussi l’inscription du nom du président actuel dans l’histoire du Togo comme un leader visionnaire ayant contribué à l’ancrage de la démocratie.

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