mardi, juillet 23 2024

Hier mardi 01 novembre, a pris fin au Tchad, la mission de la paix menée par le ministre de l’Agriculture, Laoukein Médard. La démarche avait pour but d’apaiser les tensions dans plusieurs villes du pays suite à la répression meurtrière des manifestations du 20 octobre. Toutefois pour garantir un retour effectif à la paix, les populations exigent plusieurs garanties non négligeables.

Au cours de la mission de la paix dépêchée par le gouvernement, les rencontres ont été l’occasion de discussions ranches entre les différentes parties. En ce sens des échanges francs et directs ont eu lieu entre les représentants du gouvernement et les leaders des confessions religieuses, les syndicats, les chefs coutumiers, sans oublier l’armée.

L’armée mal aimée et source de frayeur

Que ce soit à Moundou, koumra, ou dans les autres villes du pays, la mission de la paix dépêchée a eu du mal à faire passer la pilule d’un retour à la normale. Les souvenirs des violences du 20 octobre dernier sont encore fortement ancrés dans les esprits. L’armée est fortement mise en cause. Par conséquent sa présence continue dans ces villes dérange énormément les citoyens effrayés.

« Les militaires font peur. Quand tu les regardes, ils sont menaçants. Les militaires doivent retourner à la caserne », demande pour sa part une militante des droits de l’homme. Elle espère vivement que le gouvernement va renvoyer au plus vite les militaires et leurs pickups lourdement chargés dans leurs casernes.

Lire aussi :  MANIFESTATIONS MEURTRIÈRES AU TCHAD : DES FAMILLES PLONGÉES DANS LE DRAME

Une mission de la paix en difficulté

Pour parvenir à la paix sociale, les Tchadiens réclament la fin des arrestations arbitraires, de même que la libération de tous les manifestants du 20 octobre. Le retour des personnes ayant fui les violences doit être également facilité.

« Toutes les missions de propagande, comme celle que vous conduisez aujourd’hui, n’ont qu’un seul objectif : couvrir le crime commis le 20 octobre 2022. Vous êtes venus dire aux gens d’accepter de vivre ensemble, les gens ne se sont pas battus entre eux, les gens n’ont pas besoin d’être réconciliés par vous. Manifester ne peut pas être égal à être tué », a déclaré Joachim Kouraleyo Tarounga, Evêque de Moundou.

« On ne peut plus exercer une chasse aux sorcières après cette rencontre d’aujourd’hui. Il faut que cela cesse, avant d’ajouter, et nous voulons tranquilliser tout le monde, vous donner une garantie pour que la paix revienne. Voilà notre objectif », a exprimé le chef de la mission de paix, Laoukein Médard.

 

El Professor

Previous

Insurrection populaire de 2014 au Burkina Faso : les parents des victimes toujours en attente d’une indemnisation

Next

Trafic de drogue : la douane sénégalaise réalise sa plus grosse saisie de cocaïne

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Partenariat de poids : La Turquie et le Niger renforcent leurs liens stratégiques

Partenariat de poids : La Turquie et le Niger renforcent leurs liens stratégiques

Investigateur Africain

Avec la visite d’une forte délégation turque à Niamey le mercredi 17 juillet 2024, le Niger et la Turquie ont montré leur volonté de renforcer leurs relations bilatérales. Cette délégation, comprenant des ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Énergie et du Renseignement, a rencontré le chef du Conseil National pour le Salut du […]

dozos : Pratique de cannibalisme parmi les forces armées ?

Scandale au Mali : Pratique de cannibalisme parmi les forces armées ?

Investigateur Africain

Des pratiques dozos dans l’armée malienne ? Depuis le mardi 16 juillet 2024, une vidéo perturbante fait le tour des réseaux sociaux au Mali. On y voit un homme en uniforme militaire malien, arborant clairement les insignes des Forces armées maliennes (Fama), en train d’éventrer un cadavre pour en extraire et manger le foie. Les […]

Crise gouvernementale au Kenya : le président Ruto en difficulté après le remaniement

Crise gouvernementale au Kenya : le président Ruto en difficulté après le remaniement

Investigateur Africain

Une semaine après avoir dissous son gouvernement, le président Ruto William du Kenya se retrouve dans une impasse politique croissante alors qu’il peine à former un nouveau cabinet ministériel. Malgré ses promesses d’un gouvernement élargi et d’un dialogue national inclusif, peu de volontaires se manifestent pour collaborer avec son administration intérimaire. Chris Kinyanjui, secrétaire général […]