mercredi, mai 29 2024

Au Burkina Faso, la lutte contre le terrorisme a du mal à apporter les résultats escomptés. Et pour cause, de nombreux dysfonctionnements sont observables au sein des forces armées. Malheureusement, ce sont les populations qui se retrouvent prises au piège de cette insécurité permanente.

Après la rue, c’est toute la classe politique qui interpelle le président Kaboré à trouver de réelles solutions à cette crise sécuritaire. Des mesures fortes sont également demandées au chef de l’Etat afin d’intensifier la lutte contre le terrorisme.

Les maux qui paralysent la lutte contre le terrorisme

Si les forces armées sont inefficaces dans leur lutte contre le terrorisme, cela tient à plusieurs raisons. On évoque principalement la mauvaise organisation de l’armée sur différents plans. De plus, il est constaté des actes récurrents de corruption, de même qu’une irruption flagrante de la politique dans les casernes.

Cette cacophonie dans le fonctionnement des forces armées dure depuis 2019 et constitue une véritable entrave à la progression de la lutte contre le terrorisme. Il en est de même pour le président Roch Kaboré, qui se retrouve aujourd’hui dans le collimateur de ses concitoyens et celui de ses opposants.

Lire aussi: DÉGRADATION SÉCURITAIRE AU BURKINA FASO : LE PRÉSIDENT ROCH KABORÉ RÉAGIT FERMEMENT

Une promesse pas encore tenue

Rappelons-le, lors de la dernière présidentielle au Burkina Faso, Roch Kaboré avait promis de faire de la lutte contre le terrorisme une priorité. Alors, il est grandement étonnant qu’au cours de son mandat, la situation sécuritaire de son pays soit assez dégradée. Pour preuve, la récente attaque d’un détachement de gendarmerie à Inata, a fait 53 morts dont 49 soldats.

En cinq ans, les attaques djihadistes ont fait plus de 1 600 morts et plus d’un million de déplacés. Les populations espèrent vivement que soient rétablis au plus vite, la paix et la sécurité dans le pays.

Pour Eddie Komboigo, chef de file de l’opposition, la situation actuelle que traverse le pays, est due à la légèreté du chef de l’état. Par conséquent, il est le premier responsable et devrait être sanctionné pour sa méprise en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme.

Lire aussi : BURKINA FASO: LES HOMMES INTÈGRES REGRETTENT LE DÉPART DE COMPAORÉ

 

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