jeudi, juin 13 2024

En Congo-Brazaville, Raymond Malonga, le directeur de publication de l’hebdomadaire satirique « Sel-Piment »  est dans de mauvais draps. En effet, la liberté d’expression et celle de la presse semblent toujours méconnues dans certains pays d’Afrique à l’instar du Congo-Brazzaville. La presse est souvent muselée. Le plus récent de ces évènements est celui de l’interpellation et la détention, ce mardi 2 février, à la maison d’arrêt de Brazzaville du journaliste Raymond Malonga.

Cette arrestation et détention a suscité une indignation de la société civile et des organisations de presse. C’était sur ordre du procureur de la République pour n’avoir pas répondu à deux de ses convocations. La publication du journal a été suspendue. Les organisations de défense des droits de l’homme exigent la libération du journaliste.

La libération exigée du journaliste Raymond Malonga

A en croire, certaines proches du pouvoir, il serait reproché au journaliste d’avoir diffamé la femme d’un ténor du pouvoir. Cependant, cette arrestation est dénoncée par les organisations de la société civile et défenseur des droits de l’Homme. C’est le cas de Joe Ebina Washington qui s’insurge contre l’arrestation du journaliste ainsi que la suspension de l’organe « Sel du piment »

Joint par les confrères de RFI, il estime que cette arrestation est arbitraire et constitue un mauvais signal à deux mois de l’élection présidentielle du 21 mars prochain. « Nous demandons la libération évidemment de Raymond Malonga parce que les conditions de son arrestation sont inadmissibles », a-t-il souligné. « Il est souffrant, il est dans une clinique de Brazzaville. Et d’après le rapport que nous avons reçu, la police l’a arrêté et directement il a été conduit au tribunal et après écroué à la maison d’arrêt », a-t-il ajouté.

Arrestation de Raymond Malonga, la méthode jugée outrageuse

Joe Ebina Washington a sérieusement critiqué la méthode utilisée contre le journaliste et que l’on pourrait faire usage d’autres approches. « Cette méthode que nous considérons outrageuse est incompréhensible ! », a-t-il lancé « Je crois qu’il y a d’autres méthodes, je crois que les journalistes ont une représentation au ministère de la Communication. Il y a une autre méthode pour au moins qu’il soit écouté ou bien qu’il y ait une autre procédure », a-t-il précisé.

« Mais qu’il soit arrêté manu militari, nous pensons que cette arrestation est excessive. Surtout que nous sommes dans une période assez sensible dans la mesure où les élections sont à peu près dans deux mois », a-t-il martelé. « Donc, arrêter un journal et arrêter sa publication, cela pose problème sur la liberté des journalistes au Congo Brazzaville ! », a-t-il affirmé.

Lire aussi / Algérie : le journaliste algérien Khaled Drareni condamné à trois ans de prison ferme

Previous

Présidence de l’Union Africaine : Macky Sall pour 2022-2023 après Félix Tchisekedi

Next

Législatives en Centrafrique : la COD 2020 se retire entièrement du processus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

certification du Cacao pour les producteurs ivoiriens

Certification du Cacao : Les enjeux pour les producteurs ivoiriens à l’Aube de 2025

Investigateur Africain

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, se prépare à relever un nouveau défi avec l’arrivée des nouvelles normes européennes en janvier 2025. Bien avant cette échéance, le pays s’est engagé dans un processus de certification pour garantir la durabilité et l’éthique de sa production de cacao, à travers des labels comme Utz, Rainforest […]

crise des carburants en Centrafrique : Tamoil sous pression

Centrafrique : La crise des carburants met Tamoil sous pression

Investigateur Africain

En République Centrafricaine, la crise des carburants est devenue un problème majeur, entraînant des mesures drastiques de la part du gouvernement. Mercredi 5 juin, les autorités ont décidé de réquisitionner six des onze stations-service du réseau Tamoil à Bangui. Cette décision, annoncée par le ministre chargé du Développement de l’Énergie et des Ressources Hydrauliques, vise […]

assises de la justice au Sénégal : voici les propositions

Réforme judiciaire au Sénégal : les propositions des assises de la justice

Investigateur Africain

Les assises de la justice, voulues par le président sénégalais, se sont conclues mardi 4 juin après cinq jours de débats intenses. Cette rencontre a rassemblé 376 participants, incluant magistrats, avocats, membres de la société civile et professeurs d’université. L’objectif : élaborer des propositions concrètes pour réformer le secteur judiciaire au Sénégal, en mettant l’accent […]