jeudi, février 29 2024

Le discours de Macron au Rwanda était fortement attendu ce jeudi 27 mai à Kigali. Comme on pouvait s’y attendre, il a été marqué par une reconnaissance de responsabilités face au génocide rwandais mais pas d’excuses formelles prononcées au nom de la France.

Le discours de Macron au Rwanda évoque le début d’une nouvelle entente entre les deux pays après 27 ans de conflit. La présence du président français Emmanuel Macron à Kigali est un acte historique et hautement symbolique. Depuis le génocide des Tutsis en 1994, Emmanuel Macron est le deuxième président français à faire le voyage au Rwanda. Une grande étape vient d’être franchie par les deux pays.

Un discours de Macron au Rwanda sans excuses

Même si beaucoup de Rwandais espéraient entendre des excuses fermes dans le discours du président français Emmanuel Macron, ils ont plutôt eu droit à autres choses. C’est-à-dire, un discours bien travaillé sans le mot « excuse ». Le discours de Macron au Rwanda a tenu une vingtaine de minutes et ce devant le Mémorial de Gisozi.

En ce qui concerne le rôle qu’a joué la France dans le génocide au Rwanda, la France reconnait une certaine responsabilité. « La France a un rôle, une histoire et une responsabilité politique au Rwanda. Et elle a un devoir : celui de regarder l’Histoire en face et de reconnaître la part de souffrance qu’elle a infligée au peuple rwandais en faisant trop longtemps prévaloir le silence sur l’examen de vérité », a déclaré le président Emmanuel Macron.

Une reconnaissance du passé

Dans le discours de Macron au Rwanda, il est aussi précisé dans le même temps que la France n’a pas été complice de ces atrocités survenues. « Les tueurs qui hantaient les marais, les collines, les églises n’avaient pas le visage de la France. Elle n’a pas été complice » a assuré Emmanuel Macron.

Néanmoins, il n’a pas manqué tout de même de demander pardon aux victimes. « Seuls ceux qui ont traversé la nuit peuvent peut-être pardonner, nous faire le don de nous pardonner », avait-il affirmé.

Quant à la poursuite des génocidaires, elle se fera certainement afin que justice soit rendue aux victimes ainsi qu’à leurs familles. « Reconnaître ce passé, c’est aussi et surtout poursuivre l’œuvre de justice. En nous engageant à ce qu’aucune personne soupçonnée de crimes de génocide ne puisse échapper au travail des juges », a indiqué Emmanuel Macron.

Previous

Politique: libération des autorités maliennes de la transition, Bah N'Daw et Moctar Ouane

Next

Politics : release of the Malian authorities of the transition, Bah N'Daw and Moctar Ouane

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Grève générale à Conakry: Les revendications syndicales sèment le chaos

Tensions mortelles à Conakry: Les revendications syndicales sèment le chaos

Rédaction

La Guinée fait face à une grève générale illimitée, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Les tensions ont déjà fait deux morts et plusieurs blessés. Ce mouvement de protestation, largement suivi à travers le pays, reflète le mécontentement généralisé de la population face à la situation politique et économique du pays, […]

Rage Ouvrière : Les syndicats tchadiens défient le gouvernement

Rage Ouvrière : Les syndicats tchadiens défient le gouvernement

Rédaction

Contre la récente augmentation drastique des prix du carburant, les syndicats tchadiens ont décidé de maintenir leur mouvement de grève. Cette décision constitue un défi direct au gouvernement, qui est accusé d’ignorer les préoccupations des travailleurs. Pendant ce temps, la population tchadienne, confrontée à des difficultés croissantes, exprime son mécontentement face à cette situation économique […]

Afrique du Sud : l'envoi de troupes en RDC pour la SADC divise l'opinion

Débat enflammé en Afrique du Sud : l’envoi de troupes en RDC divise l’opinion

Rédaction

Alors que les funérailles du président namibien Hage Geingob se déroulaient à Windhoek ce dimanche, plusieurs chefs d’État présents ont saisi l’occasion pour discuter du conflit en cours dans l’est de la RDC. La participation de l’Afrique du Sud à la force déployée par la SADC a suscité de vives critiques, en particulier après la […]