En utilisant ce site, vous acceptez la politique de confidentialité et les conditions d'utilisation.
Accept
L'investigateur AfricainL'investigateur AfricainL'investigateur Africain
Font ResizerAa
  • ACCUEIL
  • POLITIQUE
    POLITIQUE
    Show More
    Top News
    Lapidation au Soudan : criminalisation croissante des femmes
    Lapidation au Soudan : criminalisation croissante des femmes
    octobre 20, 2022
    Hama Amadou et la présidentielle 2020 au Niger
    Niger/Présidentielle 2020 : Hama Amadou rattrapé par son passé
    avril 13, 2021
    terrorisme au Tchad
    Tchad : Boko Haram a expérimenté une nouvelle forme du terrorisme occasionnant plusieurs victimes
    avril 14, 2021
    Dernières nouvelles
    À Lomé, l’ONU s’aligne sur les priorités du gouvernement
    février 21, 2026
    Mali – États-Unis : le retour du dialogue ou une partie d’échecs diplomatique au Sahel ?
    février 3, 2026
    France–Tchad : retour du dialogue ou pragmatisme des intérêts croisés ?
    janvier 27, 2026
    Côte d’Ivoire : Ouattara nomme Thiam ministre-gouverneur
    janvier 26, 2026
  • SOCIÉTÉ
    SOCIÉTÉ
    Show More
    Top News
    Lapidation au Soudan : criminalisation croissante des femmes
    Lapidation au Soudan : criminalisation croissante des femmes
    octobre 20, 2022
    Viol : deux hommes en qui j’avais confiance ont abusé de moi
    Viol : deux hommes en qui j’avais confiance ont abusé de moi
    septembre 17, 2021
    Criminalité au Soudan : la multiplication des vols violents à moto sème le chao
    Criminalité au Soudan : la multiplication des vols violents à moto sème le chao
    avril 25, 2022
    Dernières nouvelles
    Makoko rasée : Lagos sacrifie ses pauvres sur l’autel du développement
    janvier 26, 2026
    Libye : comment le chaos nourrit l’esclavage des temps modernes
    janvier 16, 2026
    Pannes, fuites, corruption : Johannesburg étouffe sous la soif
    novembre 4, 2025
    Cameroun : quand la crise post-électorale paralyse l’économie
    octobre 29, 2025
  • ECONOMIE
    ECONOMIE
    Show More
    Top News
    Sénégal : Impact économique du blocage du Port de Ziguinchor 
    Blocage du Port de Ziguinchor au Sénégal : Quel impact économique ?
    février 16, 2024
    Déficit budgétaire au Sénégal : Le gouvernement mise sur l'austérité
    Déficit budgétaire au Sénégal : Le gouvernement mise sur l’austérité
    février 18, 2025
    Cameroun : quand la crise post-électorale paralyse l’économie
    Cameroun : quand la crise post-électorale paralyse l’économie
    octobre 29, 2025
    Dernières nouvelles
    Agoa : un sursis commercial pour l’Afrique du Sud ou le révélateur d’une dépendance stratégique ?
    février 5, 2026
    Marché illégal ou stratégie d’intimidation ? Le bluff de British American Tobacco
    février 3, 2026
    Gabon : le gouvernement sous pression face à une vague de grèves massives
    janvier 23, 2026
    Crise des impayés : la filière cacao ivoirienne sous tension
    janvier 16, 2026
  • SANTE
    SANTE
    Show More
    Top News
    tests PCR
    Tests PCR: le coût sera harmonisé dans la Cédéao
    avril 9, 2021
    accidents de circulations en Afrique
    Accidents de circulation en Afrique: la mort omniprésente sur les routes
    août 5, 2021
    Santé publique : le Togo déploie le code vestimentaire national dans les hôpitaux
    Santé publique : le Togo déploie le code vestimentaire national dans les hôpitaux
    février 24, 2026
    Dernières nouvelles
    Santé publique : le Togo déploie le code vestimentaire national dans les hôpitaux
    février 24, 2026
    Rwanda : quand l’intelligence artificielle s’invite au chevet d’un système de santé sous tension
    février 3, 2026
    À l’AISS, le Togo démontre que l’universalité de la santé est possible en Afrique
    octobre 1, 2025
    Fièvre aphteuse : l’Afrique du Sud face à une crise sanitaire à haut risque économique
    juin 24, 2025
  • SPORT
    SPORT
    Show More
    Top News
    Aube de la CAN 2024 : La Côte d'Ivoire prête pour l'explosion footballistique
    Aube de la CAN 2024 : La Côte d’Ivoire prête pour l’explosion footballistique
    janvier 11, 2024
    Coup du marteau à la CAN 2023: La Côte d'Ivoire sauvagement humiliée
    Coup du marteau à la CAN 2023: La Côte d’Ivoire sauvagement humiliée
    janvier 22, 2024
    CAN 2025 : quitter le terrain, quelles sanctions selon la CAF ?
    CAN 2025 : quitter le terrain, quelles sanctions selon la CAF ?
    janvier 19, 2026
    Dernières nouvelles
    CAN féminine 2026 : le Maroc sur le point de lâcher le ballon ?
    février 3, 2026
    CAF : verdict sévère après la finale de la CAN 2025
    janvier 30, 2026
    La CAN a chauffé les esprits, pas les relations sénégalo-marocaines
    janvier 27, 2026
    CAN 2025 : quitter le terrain, quelles sanctions selon la CAF ?
    janvier 19, 2026
  • AFRICA NEWSROOM
  • CONTACT
  • RÉCÉPISSÉ N°0039/HAAC/12-2021/pl/P
L'investigateur AfricainL'investigateur Africain
Font ResizerAa
Search
  • ACCUEIL
  • POLITIQUE
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • SANTE
  • SPORT
  • AFRICA NEWSROOM
  • CONTACT
  • RÉCÉPISSÉ N°0039/HAAC/12-2021/pl/P
Follow US
L'investigateur Africain > Blog > société > Pourquoi tant de Togolais rêvent déjà du vendredi dès le lundi matin ?
société

Pourquoi tant de Togolais rêvent déjà du vendredi dès le lundi matin ?

TONY Ametepe
Dernière mise à jour : avril 14, 2025 11:07 am
TONY Ametepe
Partagez
10 Min de lecture
Pourquoi tant de Togolais rêvent déjà du vendredi dès le lundi matin ?
Partagez

Chaque dimanche soir, c’est le même rituel pour des millions de travailleurs à travers le monde. Un malaise diffus s’installe dans l’esprit de nombreux travailleurs. Le spectre du lundi matin hante bien plus que les réveils. Un nœud dans l’estomac, une tension qui monte, une humeur morose : le lundi approche. Ce phénomène, bien connu sous le nom de « Sunday Scaries » dans les pays anglo-saxons, n’est pas qu’une simple flemme passagère.

Contents
  • L’angoisse du lundi matin, un mal importé ou universel ?
  • Derrière le stress, un tabou culturel ?
  • Un brin d’optimisme

Derrière ce phénomène banal en apparence, se cache une réalité bien plus lourde : un désenchantement professionnel qui gagne du terrain, même sous nos latitudes. C’est la manifestation d’une réalité plus complexe. A savoir, un profond mal-être professionnel qui s’installe silencieusement. Selon un sondage publié par Joblist, 81 % des travailleurs américains déclarent ressentir de l’anxiété le dimanche soir. En France, un salarié sur deux avoue redouter le lundi matin. Et en Afrique, où le travail informel domine, cette angoisse se traduit différemment : fatigue chronique, désengagement progressif ou même rejet des cadres traditionnels du travail. Sur les réseaux sociaux, dans les conversations de taxi-motos ou à la pause-café, le même refrain revient, le lundi est redouté. Dès les premières heures du lundi, un soupir collectif semble flotter dans l’air, « déjà la fatigue ». Si certains y voient un retour à l’organisation, d’autres vivent le lundi comme un moment de pression intense, de perte de sens ou de frustration. Ce sentiment, loin d’être anodin, révèle un malaise plus profond dans le rapport au travail, à la réussite sociale et au bien-être en milieu professionnel. Si le lundi matin devient une source de stress, faut-il y voir un simple ras-le-bol ou un signal d’alarme dans nos modèles professionnels africains ? Mais que cache réellement cette peur du lundi et cette hâte d’être rapidement à vendredi ?

L’angoisse du lundi matin, un mal importé ou universel ?

Souvent associé aux pays industrialisés, le « blues du dimanche soir » n’épargne pourtant pas les salariés africains. Au Togo et dans bien d’autres pays africains, cadres de bureau, enseignants, commerçants ou agents d’administration partagent parfois cette même appréhension, celle de replonger dans un environnement de travail rigide, souvent déshumanisant. « Le dimanche soir, je commence à avoir mal au ventre. Je pense déjà aux remarques de mon patron, à l’ambiance lourde au bureau. Mais je garde tout pour moi, parce que j’ai peur qu’on dise que je ne veux pas travailler », confie Mireille, secrétaire dans une PME à Lomé.

Dans un pays où le taux de chômage reste élevé et où beaucoup se sentent « chanceux » d’avoir un emploi, cette peur est rarement exprimée à voix haute. « Se plaindre, c’est paraître ingrat. Alors, on oublie ses humeurs et on fait le job », rajoute Mireille. Par ailleurs, il existe une glorification implicite de la souffrance au travail : « Si tu es fatigué, c’est que tu travailles bien. » Se plaindre est souvent assimilé à de la faiblesse. Cela alimente le phénomène de résignation collective, où les lundis deviennent un passage obligé dans un cycle de survie, et non d’épanouissement.

« On n’a pas le droit de dire qu’on est fatigué. Dans notre environnement, fatigue rime avec faiblesse, surtout quand tu es cadre. Pourtant, même avec un bon salaire, un bureau climatisé et des collègues respectueux, il y a des lundis où je me lève sans aucune envie. Ce n’est pas de la paresse, c’est un vide. Un vide qui s’installe lentement, quand tu ne trouves plus de sens à ce que tu fais, quand chaque semaine se ressemble, quand tu travailles plus pour les objectifs que pour une vision. Je crois que beaucoup d’entre nous vivent ça, en silence, avec le masque du professionnel motivé. Mais à l’intérieur, c’est une lutte constante. Et personne n’en parle, parce que dans notre société, dire qu’on va mal, c’est déjà trop », exprime pour sa part Rodrigue, cadre dans une entreprise.

Aussi la hiérarchie est fortement valorisée. Par conséquent, remettre en question un supérieur, exprimer son mal-être ou même montrer un signe de fatigue peut être perçu comme un manque de respect ou d’engagement. Cela pousse beaucoup de travailleurs à intérioriser leur stress, à redouter les lundis où ils doivent « faire bonne figure » devant la hiérarchie.

Lire Aussi : De l’Afrique à Alabuga : le piège insoupçonné des recrutements russes 

Derrière le stress, un tabou culturel ?

Dans l’éducation traditionnelle, on apprend rarement à reconnaître et exprimer ses émotions, encore moins dans le cadre professionnel. Le stress du lundi n’est donc pas identifié comme un signal de mal-être, mais comme une normalité. Le développement personnel ou l’hygiène mentale sont souvent vus comme des luxes. Pour certains, c’est le reflet d’un management autoritaire et peu empathique. Pour d’autres, c’est le résultat d’une surcharge constante, d’objectifs irréalistes ou d’un manque de reconnaissance. « Ce n’est pas le travail qui me fatigue, c’est l’ambiance », souffle Kodjo, fonctionnaire à Lomé.

« La peur du lundi ? Moi je la ressens tous les dimanches. Chaque lundi, je me force à sourire au boulot. Mais la vérité, c’est que j’ai l’impression de tourner en rond. Aucun plan de carrière, aucun encouragement. Je me demande souvent : je fais ça pour quoi ? », a laissé entendre Sonia. À cela s’ajoute le rythme effréné de la ville, les embouteillages matinaux, la pression sociale de « réussir », et parfois même, l’absence de perspectives d’évolution.

« Honnêtement, le lundi matin, j’ai toujours cette pensée : vivement que ce soit déjà vendredi. Dès que je me réveille, je ressens une lourdeur. Ce n’est pas le travail en soi, mais la routine, les réunions qui s’éternisent, les pressions inutiles, les objectifs qu’on te balance sans t’écouter. On fonctionne comme des robots. Alors, dès le début de la semaine, je suis déjà mentalement en train de courir vers le week-end. C’est triste à dire, mais je vis mes semaines en attendant juste les deux jours où je me sens vivant. »

Dans bien de culture, exprimer son mal-être professionnel peut être mal perçu. Au Togo comme dans plusieurs pays africains, il y a une forte pression à réussir pour soutenir sa famille, gravir l’échelle sociale ou simplement « s’en sortir ». Même si le travail est toxique, on continue, parce que quitter son emploi est souvent mal vu : « Avec tout le chômage qu’il y a, tu veux laisser ton boulot ? » ; « On t’accusera de paresse ou de sorcellerie. Dire que tu n’as plus envie d’aller au travail est presque un blasphème », analyse Richard, un sociologue. Pourtant, cette peur du lundi est un langage du corps et de l’esprit qui indique un besoin profond de restructurer notre rapport au travail, de remettre l’humain au centre, au-delà des chiffres et des performances.

Lire Aussi : Droits de douane suspendus : l’Afrique évite la tempête Trump, mais pour combien de temps ?

Un brin d’optimisme

Pour Nathalie, responsable communication dans une start-up, lundi est vécu différemment. « Moi, j’aime les lundis matin. C’est le moment où tout redémarre, où je peux mettre en œuvre de nouvelles idées. J’ai la chance de travailler dans une entreprise qui mise sur la créativité et la collaboration, donc je me sens écoutée et utile. Bien sûr, il y a du stress, des imprévus, mais c’est le bon stress : celui qui me pousse à donner le meilleur de moi-même. Je pense que quand on est aligné avec ses valeurs et qu’on sent que son travail a du sens, le lundi n’est plus une menace… c’est un nouveau départ. »

Face à ce malaise croissant de la peur du lundi matin, certains acteurs commencent à réagir. Des entreprises introduisent timidement des pratiques managériales plus participatives. D’autres investissent dans le bien-être au travail ou adoptent des politiques de flexibilité. Mais ces efforts restent l’exception. Écouter cette angoisse, c’est peut-être ouvrir la voie vers une économie plus humaine, plus durable, et plus… joyeuse, même un lundi matin.

 

Tony A.

Soudan: le front anti-putsch entend maintenir la pression contre le général Burhan
Tensions au Sénégal : Quand la communauté internationale et la CEDEAO restent passives
Désinformation numérique : Lomé plaide pour une responsabilité partagée
Conflit au Tigré: les dirigeants du TPLF en Éthiopie arrêtés
Sénégal : Ousmane Sonko convoqué devant le doyen des juges d’instruction
ÉTIQUETÉS :JobLundiLundi matinSalariéTravail
Partagez cet article
Facebook Copier le lien Imprimer
Previous Article Des milliers d’enfants brisés en deux mois : Un carnage silencieux dans l’est congolais Des milliers d’enfants brisés en deux mois : Un carnage silencieux dans l’est congolais
Next Article Enlèvement de Claudia Abbt : la stratégie invisible des jihadistes à Agadez Enlèvement de Claudia Abbt : la stratégie invisible des jihadistes à Agadez
Aucun commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Météo
33°C
Lomé
peu nuageux
33° _ 33°
55%
4 km/h
mar
33 °C
mer
31 °C
jeu
31 °C
ven
31 °C
sam
32 °C

Articles récents

  • Santé publique : le Togo déploie le code vestimentaire national dans les hôpitaux
  • À Lomé, l’ONU s’aligne sur les priorités du gouvernement
  • Cheveux crépus : décoloniser la beauté en Afrique, un enjeu politique majeur
  • Agoa : un sursis commercial pour l’Afrique du Sud ou le révélateur d’une dépendance stratégique ?
  • CAN féminine 2026 : le Maroc sur le point de lâcher le ballon ?

Restez Connecté

7.2kAbonnésAimer
500MembersSuivre
1kAbonnésSuivre
500AbonnésSuivre
- Advertisement -
Ad image

You Might Also Like

Somalie
société

Somalie : Six millions de vies menacées par une insécurité alimentaire sans précédent

janvier 8, 2025
Congo Jacques Mugabo arrêté et remis à la justice militaire
société

Congo: Jacques Mugabo arrêté et remis à la justice militaire

avril 8, 2021
Migrants en Libye : business, silence et barbarie
société

Migrants en Libye : business, silence et barbarie

juin 4, 2025
Médias numériques : Pourquoi le Sénégal veut une régulation renforcée des réseaux sociaux ?
politiquesociété

Médias numériques : Pourquoi le Sénégal veut une régulation renforcée des réseaux sociaux ?

janvier 27, 2025

Description

L'Investigateur Africain est bien plus qu'un simple journal d'information en ligne, c'est une véritable source d'exploration intellectuelle pour ses lecteurs.
RÉCÉPISSÉ
N°0039/HAAC/12-2021/pl/P
https://www.youtube.com/watch?v=N1GK4N0FbMk&t=438s

Facebook

L'investigateur AfricainL'investigateur Africain
© 2025 L'investigateur Africain | Tous droits réservés
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Vous avez perdu votre mot de passe?