lundi, février 26 2024

La charte de transition au Tchad devrait connaitre des aménagements. C’est ce à quoi interpellent plusieurs personnalités de haut rang ces derniers jours. Elles espèrent ainsi obtenir à travers leurs revendications une paix durable et globale dans le pays.

Outre cela, il est surtout question d’éviter par la même occasion l’enlisement dans la crise au Tchad. Alors un appel à un dialogue véritablement inclusif de tous les fils et filles du pays est lancé aux nouvelles autorités tchadiennes. Ce qui devra déboucher à des prochaines élections libres et transparentes organisées de la meilleure façon pour le plus grand bonheur de tous.

Une charte de transition à réviser absolument

Pour les auteurs de l’appel, la révision de la charte de transition au Tchad est une nécessité. Cette cause est défendue par des fonctionnaires internationaux et même des anciens ministres. Plusieurs personnes également partagent le même avis sur internet.

Elles émettent des réserves sur la façon dont les affaires de l’Etat sont gérées par les nouvelles autorités en place. Pour elles, l’actuelle charte de transition en vigueur ne permet pas à toutes les parties impliquées de participer de manière équitable à la résolution de la crise. Alors il faudrait désamorcer cette bombe sociale et politique le plus tôt.

Une division du pays

« Il faut immédiatement réviser la charte actuelle du Conseil militaire de transition pour y inclure notamment une disposition sur l’organisation de la conférence nationale inclusive et souveraine », a exhorté Bédoumra Kordjé. Ce dernier est ancien ministre et vice-président de la Banque africaine de développement et un des porte-voix de ces personnalités.

Il estime par ailleurs que si les autorités de la transition ne font pas preuve d’objectivité dans l’appréhension de la situation actuelle, elle pourrait bien se complexifier. Par conséquent, une révision de la charte de transition s’impose.
« Les tractations actuelles et tentatives de mise en place du Conseil national de transition, sans un vrai consensus, non seulement ne sont pas une solution mais seront une source de frustration et de division du pays », a-t-il prévenu.

Sandrine A

Previous

Etat de siège dans les provinces de la RDC: les autorités se disent optimistes après 30 jours

Next

Centrafrique: le premier ministre Firmin Ngrebada a rendu le tablier

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Afrique du Sud : l'envoi de troupes en RDC pour la SADC divise l'opinion

Débat enflammé en Afrique du Sud : l’envoi de troupes en RDC divise l’opinion

Rédaction

Alors que les funérailles du président namibien Hage Geingob se déroulaient à Windhoek ce dimanche, plusieurs chefs d’État présents ont saisi l’occasion pour discuter du conflit en cours dans l’est de la RDC. La participation de l’Afrique du Sud à la force déployée par la SADC a suscité de vives critiques, en particulier après la […]

Mouvement de grève en Guinée : Les travailleurs se dressent contre l'injustice

Mobilisation en Guinée : Les travailleurs se dressent contre l’oppression et l’injustice

Rédaction

En Guinée, un mouvement de protestation d’envergure nationale a été déclenché par les 13 centrales syndicales du pays. Ces dernières appellent à une grève générale et illimitée à partir du lundi 26 février. Cette mobilisation vise à dénoncer la flambée des prix des denrées de première nécessité et à exiger la levée de la censure […]

KOUDOUGOU : LA SOUVERAINETE DES RESSOURCES NATURELLES AU CŒUR DES ATELIERS SANKARISTES

KOUDOUGOU : LA SOUVERAINETE DES RESSOURCES NATURELLES AU CŒUR DU PREMIER ATELIER SANKARISTE

Rédaction

La « cité du cavalier rouge » a abrité le samedi 24 février 2024, le premier des Ateliers Sankaristes. Il a rassemblé les acteurs de la société civile, les journalistes, la jeunesse composée en majorité des étudiants de l’Université Norbert ZONGO de Koudougou. Le discours d’ouverture de l’étape 1 des Ateliers Sankaristes a été prononcé […]