lundi, février 26 2024

Depuis le récent discours polémique du président Kaïs Saïed, les agressions en Tunisie contre les migrants se sont faites multiples. Un climat de tension reste également papable dans le pays surtout pour les étrangers. Bien que le gouvernement ait pris des mesures pour tenter de décanter la situation, la méfiance règne.

La banque mondiale pour sa part a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre son cadre de partenariat avec la Tunisie. Soulignons que ledit cadre sert de base de suivi par le conseil d’administration de l’institution afin d’évaluer et accompagner le pays dans ses programmes d’aide.

Des agressions en Tunisie insoutenables

Pour la banque mondiale, la situation actuelle des migrants subsahariens, notamment les agressions en Tunisie contre ceux-ci, interpelle énormément. Et elle ne peut rester insensible face à cela car « la sécurité et l’inclusion des migrants et minorités font partie des valeurs centrales d’inclusion, de respect et d’anti-racisme », que défend l’institution.

Alors au vu de ce constat, le président de la Banque mondiale David Malpass a indiqué que l’institution n’était pas en mesure de poursuivre ses missions sur place. C’est à dire que la BM ne peut plus lancer de nouveau programme de soutien avec le pays tant que son conseil d’administration ne s’est pas réuni. Pour l’heure cette fameuse réunion sur la Tunisie est remise aux calendes grecques.

Lire Aussi : AGRESSIONS EN TUNISIE : LES PREMIERS GUINÉENS RAPATRIÉS

Un nouveau discours d’apaisement

Du côté du gouvernement, les accusations de racisme sont niées en bloc. Et tout est fait pour rectifier le tir ayant conduit à cette vague d’agressions en Tunisie. En effet, les autorités tunisiennes ont opté pour une facilitation des procédures de séjour aux étudiants subsahariens.

Cela concerne donc la carte de séjour d’un an, le récépissé de la demande de la carte de résidence prolongé de 3 à 6 mois et la mise en place d’un numéro vert pour signaler les violations des droits. Par ailleurs, le 4 mars dernier, le ministère des Affaires étrangères à travers un communiqué propose l’exonération des pénalités de séjour pour les migrants souhaitant faire un retour volontaire dans leur pays. La mesure devrait protéger et soutenir les migrants et réfugiés dans cette situation très difficile.

La Banque mondiale pour sa part attend de voir l’évolution de la situation en Tunisie pour envisager une quelconque reprise de leur partenariat.

 

Sandrine A

Previous

Pacte de responsabilité : des personnalités togolaises parmi les membres signataires

Next

Délestages en Afrique du Sud : le président Ramaphosa crée un poste inédit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Afrique du Sud : l'envoi de troupes en RDC pour la SADC divise l'opinion

Débat enflammé en Afrique du Sud : l’envoi de troupes en RDC divise l’opinion

Rédaction

Alors que les funérailles du président namibien Hage Geingob se déroulaient à Windhoek ce dimanche, plusieurs chefs d’État présents ont saisi l’occasion pour discuter du conflit en cours dans l’est de la RDC. La participation de l’Afrique du Sud à la force déployée par la SADC a suscité de vives critiques, en particulier après la […]

Mouvement de grève en Guinée : Les travailleurs se dressent contre l'injustice

Mobilisation en Guinée : Les travailleurs se dressent contre l’oppression et l’injustice

Rédaction

En Guinée, un mouvement de protestation d’envergure nationale a été déclenché par les 13 centrales syndicales du pays. Ces dernières appellent à une grève générale et illimitée à partir du lundi 26 février. Cette mobilisation vise à dénoncer la flambée des prix des denrées de première nécessité et à exiger la levée de la censure […]

KOUDOUGOU : LA SOUVERAINETE DES RESSOURCES NATURELLES AU CŒUR DES ATELIERS SANKARISTES

KOUDOUGOU : LA SOUVERAINETE DES RESSOURCES NATURELLES AU CŒUR DU PREMIER ATELIER SANKARISTE

Rédaction

La « cité du cavalier rouge » a abrité le samedi 24 février 2024, le premier des Ateliers Sankaristes. Il a rassemblé les acteurs de la société civile, les journalistes, la jeunesse composée en majorité des étudiants de l’Université Norbert ZONGO de Koudougou. Le discours d’ouverture de l’étape 1 des Ateliers Sankaristes a été prononcé […]