mercredi, mai 29 2024

Ces derniers jours, Yaoundé, la capitale camerounaise connait une ruée indescriptible d’automobilistes et de motocyclistes dans des stations-services. Cette forte affluence est provoquée par une nouvelle pénurie de carburant. Pour le moment les autorités restent silencieuses sur la situation.

Notons que plusieurs pays d’Afrique sont aussi confrontés ces dernières années à des cas de pénurie de carburant ou d’augmentation sérieuse des coûts. Ce qui souvent mets les populations dans une mauvaise posture quand on connait le faible pouvoir d’achat des citoyens de ces pays.

Des stations-services prises d’assaut

Conscientes de cette pénurie de carburant à Yaoundé, les citoyens ont choisi de jouer très tôt la carte de l’approvisionnement. Ils ont donc été nombreux à se rendre dans les stations-services pour se procurer le précieux liquide. Alors les pompistes sont obligés de gérer de longues files d’attente.

Pour éviter d’aggraver la psychose qui se crée face à cette pénurie de carburant, à la pompe, c’est le service minimum. C’est à dire à peine plus de 3 litres. « On m’a seulement servi pour 2000 Francs CFA, ajoute un conducteur. Ça, ça ne peut même pas permettre de démarrer un véhicule… », s’est plaint un citoyen. D’autres ne sont pas parvenus à trouver le peu d’essence pour leurs engins.

Lire Aussi : PRIX DES CARBURANTS : LES CENTRAFRICAINS SUBISSENT UNE IMPORTANTE HAUSSE

Une pénurie de carburant insupportable

En attendent qu’une solution soit trouvée à cette pénurie de carburant dans la capitale, les populations vivent le pire en matière de transport. « Ça fait déjà peut-être trente minutes que je suis garé là. On voit que c’est peut-être une histoire d’au moins une heure ou deux heures, avant de consommer. Vraiment c’est difficile… C’est un gros manque à gagner », fait remarquer Guy Ngatcheu, chauffeur de taxi.

« Je suis tombé en panne sèche à Nkozoa… Donc, il a même fallu qu’on pousse la voiture pour la dégager de la route. C’est compliqué ! Même le taxi, on n’arrive pas à en trouver pour se déplacer parce qu’il n’y a pas de carburant… », explique pour sa part Cyril. Notons que cette pénurie de carburant est la troisième que la ville de Yaoundé subit en seulement six mois.

 

Sandrine A

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