dimanche, juillet 21 2024

Les législatives en Ethiopie vont bientôt être réalité. Toutefois, elles se dérouleront dans un contexte marqué par la guerre au Tigré. Malgré les interpellations de la communauté internationale, le premier ministre Abiy Ahmed campe toujours sur ses positions.

Durant des mois déjà, la région du Tigré est marquée par un sérieux conflit qui oppose les forces fédérales et les rebelles sécessionnistes du TPLF. Bien qu’Addis-Abeba ait repris le contrôle, les hostilités dans cette localité continuent et placent les populations en principales victimes.

Les législatives en Ethiopie, une priorité pour Abiy Ahmed

Pour le Premier ministre Abiy Ahmed, la tenue des législatives en Ethiopie la semaine prochaine constitue une priorité. Alors, les différentes interpellations de la communauté internationale quant à la question du Tigré semblent sans effet. L’isolation de son pays sur le plan diplomatique en raison de cette situation préoccupante lui importe peu.

Au contraire, le Premier ministre Abiy Ahmed a plutôt dans sa récente sortie appelé ses concitoyens à participer massivement à ces législatives en Ethiopie. Ceci surtout que ce scrutin intervient après maintes reports. Pour certains de ses collaborateurs, les détracteurs de l’Ethiopie sous couvert d’une quelconque aide humanitaire veulent davantage déstabiliser l’Ethiopie.

Un premier ministre de marbre

Au Tigré, la situation humanitaire est à son comble. On dénote des cas extrêmes de malnutrition. Les populations éprouvent un réel besoin en médicaments, en eau et autres. Ce qui pousse donc la communauté internationale à faire pression sur le gouvernement éthiopien. Mais jusque-là, les appels à la désescalade du G7, des États-Unis, de l’Union européenne et même du pape François sont passés dans le vent.

Ces derniers exigent une cessation immédiate des hostilités, et surtout un accès humanitaire sans entrave au Tigré. Les troupes érythréennes sont elles aussi conviées à se retirer immédiatement du conflit en Tigré. Ce qui devrait favoriser une résolution plus pacifique du conflit conduisant à un processus politique plus large et inclusif.

Tony AMETEPE

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