vendredi, mars 1 2024

Les voyagistes privés au Sénégal devront bientôt se tourner vers d’autres activités. Et pour cause, il leur est une nouvelle fois impossible d’envoyer des pèlerins à la Mecque. Ils se retrouvent donc confrontés à un véritable manque à gagner qui fondent leur mécontentement.

Depuis le début de la pandémie de la Covid 19, les voyagistes privés au Sénégal ont vu leurs activités prendre de l’eau. Car les voyages vers la Mecque ont été interrompus du fait de l’annulation du Hadj. Une situation donc qui n’arrange pas les affaires des voyagistes privés au Sénégal.

A ce rythme, si les choses ne retournent pas dans un bon ordre, beaucoup de ces opérateurs privés vont devoir changer de secteur d’activité pour survivre. Certains d’entre eux ont déjà mis la clé sous les paillassons.

Les voyagistes privés au Sénégal privés de revenus

Pour cette deuxième année consécutive d’inactivité pour les voyagistes privés au Sénégal, le coup dur sur le plan économique est grand. Ils peinent à joindre les deux bouts car les affaires sont aux arrêts depuis belle lurette déjà. Leur patience et attente à un retour rapide à la normal se sont soldées par des investissements sans résultats.

« Beaucoup de millions avaient été déposés en Arabie saoudite pour les réservations en termes d’hôtel, de logistique et tout », a déploré Houreye Thiam Preira, chargée de communication du regroupement national des opérateurs privés du Haj et de la Oumra. Alors pour les voyagistes privés au Sénégal c’est la désillusion totale.

Un coup de main

« Si vous faites un peu un petit calcul, avec les 12 800 on était à 42 milliards de chiffre d’affaires et sur les 42 milliards il n’y a que 10 à 15% de gain », a confié Palla Mbengue, le président du patronat des agences de voyage du Sénégal. Une grande perte donc pour les voyagistes privés au Sénégal.

Face à cette situation qui devient de plus en plus incertaine, l’inquiétude des quelques centaines de voyagistes privés est grande quant à l’avenir. Alors beaucoup espèrent une main tendue de l’État central, mais celle-ci tarde à se faire sentir. Du coup, le désarroi s’installe aisément dans les cœurs.

Sandrine A

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