vendredi, mars 1 2024

Ce vendredi 16 juillet, le président Cyril Ramaphosa s’est rendu à Durban pour prendre le pouls de ses concitoyens enlisés dans les récentes violences. Il était également question pour lui de calmer les tensions et de passer un message fort aux populations.

Depuis une semaine déjà, plusieurs villes en Afrique du Sud sont touchées par une vague de manifestations s’étant étendue à des pillages et incendies. Les débordements ont fait plus de 121 morts et énormément de blessés.

Une machination contre le président Cyril Ramaphosa

Au cours de son intervention, le président Cyril Ramaphosa n’a pas manqué de souligner le fait que les violences en Afrique du Sud sont le fruit d’un complot. Un plan orchestré et exécuté par une catégorie d’individus pour déstabiliser son pouvoir de sorte à le discréditer. Mais, les coupables seront traqués et soumis à la justice.

« Nous ne permettrons pas l’anarchie et le chaos », a martelé le président Cyril Ramaphosa. De quoi rassurer les populations qui vivent dans la crainte. Plusieurs personnes suspectes ont même été interpellées. Les enquêtes se poursuivent pour faire une plus grande lumière sur les instigateurs de cette ébullition nationale.

A lire aussi: PILLAGES EN AFRIQUE DU SUD: PLUSIEURS ENSEIGNES FERMENT TEMPORAIREMENT LEURS PORTES

De fausses excuses

Selon Marianne Séverin, spécialiste de l’Afrique du Sud, les violences de ces derniers jours n’ont pas leur raison d’être. Les prétendus motifs qui soutiennent ces débordements, sont des arguments fallacieux. Car rien ne peut justifier de pareils actes. Il ne s’agit en réalité que d’opportunisme et de forte envie de vandalisme de la part des pilleurs.

L’Afrique du Sud se retrouve donc confronter à une nouvelle crise dont elle doit trouver au plus vite une issue. Pour le moment, le calme semble revenir peu à peu dans certaines localités. Mais rien n’est encore sûr. L’armée a été fortement déployée afin de rétablir l’ordre. Toutefois les pillages et incendies laissent un grand impact sur la relance économique du pays.

A lire aussi:  AFRIQUE DU SUD: L’INCARCÉRATION DE JACOB ZUMA MET LE FEU AUX POUDRES

 

Sandrine A

Previous

Burkina Faso: l’opposition menace de ne pas siéger au sein de la commission électorale

Next

Bénin: à quand la libération de l’opposante Reckya Madougou ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Grève générale à Conakry: Les revendications syndicales sèment le chaos

Tensions mortelles à Conakry: Les revendications syndicales sèment le chaos

Rédaction

La Guinée fait face à une grève générale illimitée, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Les tensions ont déjà fait deux morts et plusieurs blessés. Ce mouvement de protestation, largement suivi à travers le pays, reflète le mécontentement généralisé de la population face à la situation politique et économique du pays, […]

Rage Ouvrière : Les syndicats tchadiens défient le gouvernement

Rage Ouvrière : Les syndicats tchadiens défient le gouvernement

Rédaction

Contre la récente augmentation drastique des prix du carburant, les syndicats tchadiens ont décidé de maintenir leur mouvement de grève. Cette décision constitue un défi direct au gouvernement, qui est accusé d’ignorer les préoccupations des travailleurs. Pendant ce temps, la population tchadienne, confrontée à des difficultés croissantes, exprime son mécontentement face à cette situation économique […]

Afrique du Sud : l'envoi de troupes en RDC pour la SADC divise l'opinion

Débat enflammé en Afrique du Sud : l’envoi de troupes en RDC divise l’opinion

Rédaction

Alors que les funérailles du président namibien Hage Geingob se déroulaient à Windhoek ce dimanche, plusieurs chefs d’État présents ont saisi l’occasion pour discuter du conflit en cours dans l’est de la RDC. La participation de l’Afrique du Sud à la force déployée par la SADC a suscité de vives critiques, en particulier après la […]