jeudi, février 29 2024

La commission électorale burkinabè dont la formation du nouveau bureau est en cours, pourrait être marquée par l’absence de plusieurs partis d’opposition. Cet inconfort tient du fait que l’opposition conteste fortement la candidature du représentant de la chefferie coutumière.

Les contestataires exigent son remplacement pour une véritable transparence de la commission. Si leur demande n’est pas exécutée, ils promettent de ne pas siéger au sein de cette commission électorale.

Une commission électorale burkinabè partisane

Pour de nombreux partis d’opposition, l’indépendance du bureau de la commission électorale burkinabè serait sérieusement compromise. Par conséquent, ils remettent en cause la candidature du représentant de la chefferie coutumière.

Selon eux, son appartenance au parti pouvoir est un trait révélateur de l’impartialité qui serait admise s’il est choisi. Alors il devrait être écarté au plus tôt.

C’est l’avis que partage Alain Zougba, président du parti l’Autre Burkina. « L’opposition politique ne saurait cautionner une telle présence d’une personnalité politiquement engagée, manifestement partisane ce qui remet en cause le principe d’indépendance et d’impartialité de l’organe chargé de l’organisation des élections », a-t-il martelé.

Une récusation impossible selon les textes

Du côté du gouvernement, la lecture de la situation est toute autre. La récusation souhaitée par l’opposition à cette candidature à la présidence de la commission électorale ne pourrait aboutir. Car aucun texte juridique ne le permet.

C’est ce qu’a souligné le ministre Clément Sawadogo. « Nous nous en tenons au fait que la loi dit que souverainement, chaque composante désigne son représentant. Rien ne dit que quelqu’un peut remettre cela en cause », a déclaré le ministre.

En attendant le démêlé finale de ces différends, l’élection du bureau de la commission électorale burkinabè est prévue pour ce jeudi 15 juillet.

Autre sujet intéressant: INSÉCURITÉ AU BURKINA FASO: LES POPULATIONS ENVAHISSENT LES RUES

 

Sandrine A

Previous

Pillages en Afrique du Sud: plusieurs enseignes ferment temporairement leurs portes

Next

Violences en Afrique du Sud: le président Cyril Ramaphosa évoque la thèse d’un complot

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Grève générale à Conakry: Les revendications syndicales sèment le chaos

Tensions mortelles à Conakry: Les revendications syndicales sèment le chaos

Rédaction

La Guinée fait face à une grève générale illimitée, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Les tensions ont déjà fait deux morts et plusieurs blessés. Ce mouvement de protestation, largement suivi à travers le pays, reflète le mécontentement généralisé de la population face à la situation politique et économique du pays, […]

Rage Ouvrière : Les syndicats tchadiens défient le gouvernement

Rage Ouvrière : Les syndicats tchadiens défient le gouvernement

Rédaction

Contre la récente augmentation drastique des prix du carburant, les syndicats tchadiens ont décidé de maintenir leur mouvement de grève. Cette décision constitue un défi direct au gouvernement, qui est accusé d’ignorer les préoccupations des travailleurs. Pendant ce temps, la population tchadienne, confrontée à des difficultés croissantes, exprime son mécontentement face à cette situation économique […]

Afrique du Sud : l'envoi de troupes en RDC pour la SADC divise l'opinion

Débat enflammé en Afrique du Sud : l’envoi de troupes en RDC divise l’opinion

Rédaction

Alors que les funérailles du président namibien Hage Geingob se déroulaient à Windhoek ce dimanche, plusieurs chefs d’État présents ont saisi l’occasion pour discuter du conflit en cours dans l’est de la RDC. La participation de l’Afrique du Sud à la force déployée par la SADC a suscité de vives critiques, en particulier après la […]