mardi, février 27 2024

Depuis quelques jours déjà, les scènes de violences et de pillages en Afrique du Sud se font légion. Cette détérioration du climat sécuritaire et social est liée à la récente incarcération de l’ancien président Jacob Zuma. Ce dernier a été mis en prison pour outrage à la justice.

Outre la détention de Jacob Zuma, les répercussions liées à la crise sanitaire de la Covid 19 comptent aussi parmi les facteurs de cette crise actuelle dans la nation arc-en-ciel. Cette situation d’extrême tension force bon nombre de grandes enseignes à fermer leurs portes. Ainsi, elles tentent d’éviter à tout prix de rejoindre le lot impressionnant d’entreprises ayant subi les désagréments des récentes manifestations.

Une extension des pillages en Afrique du Sud

Comme un virus qui se propage à très forte vitesse, les pillages en Afrique du Sud atteignent une grande masse de localités. Plusieurs centres commerciaux ont même été incendiés, d’autres complètement saccagés. Les villes comme Johannesburg et Durban en ont fait les frais. Il en est de même dans le Kwazulu-Natal.

Des vols de stocks de médicaments ainsi que des pillages de pharmacies ont également été remarqués. Tous ces chamboulements ont entrainé la mort de 72 personnes et l’arrestation d’environ .

Alors La raffinerie South African Petroleum a choisi d’arrêter momentanément ses travaux. Elle invoque le cas de force majeure. Plusieurs autres entreprises lui ont aussi emboité le pas.

A lire aussi: VIOLENCES EN AFRIQUE DU SUD: LE GOUVERNEMENT A 48 HEURES POUR REPRENDRE LE CONTRÔLE DES RUES

Un grand risque de pénurie

Les populations prises au piège dans ce jeu dont elles ne connaissent encore l’issu ont décidé de s’approvisionner autant que possible. Elles craignent le pire. Alors on assiste à de longues queues aussi bien dans les stations essences et devant les supermarchés encore actifs malgré les violences.

A ce rythme les sud-africains pourraient être confrontés dans les prochains jours à une véritable pénurie. Ils manqueraient ainsi d’un peu de tout. Surtout que plusieurs entreprises sont en train de fermer.

Pour mettre fin à ces pillages en Afrique du Sud, les autorités ont déployé l’armée ainsi que les autres forces de sécurité. Les compagnies de sécurité privées ont même été elles aussi invitées à la danse. Espérons donc qu’elles puissent faire revenir le calme en Afrique du Sud.

A lire aussi: VIOLENCES EN AFRIQUE DU SUD : LE PRÉSIDENT RAMAPHOSA SE MONTRE TRÈS FERME

 

Sandrine A

 

Previous

Extradition de François Compaoré: le ministère de la Justice burkinabè se défend

Next

Burkina Faso: l’opposition menace de ne pas siéger au sein de la commission électorale

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Afrique du Sud : l'envoi de troupes en RDC pour la SADC divise l'opinion

Débat enflammé en Afrique du Sud : l’envoi de troupes en RDC divise l’opinion

Rédaction

Alors que les funérailles du président namibien Hage Geingob se déroulaient à Windhoek ce dimanche, plusieurs chefs d’État présents ont saisi l’occasion pour discuter du conflit en cours dans l’est de la RDC. La participation de l’Afrique du Sud à la force déployée par la SADC a suscité de vives critiques, en particulier après la […]

Mouvement de grève en Guinée : Les travailleurs se dressent contre l'injustice

Mobilisation en Guinée : Les travailleurs se dressent contre l’oppression et l’injustice

Rédaction

En Guinée, un mouvement de protestation d’envergure nationale a été déclenché par les 13 centrales syndicales du pays. Ces dernières appellent à une grève générale et illimitée à partir du lundi 26 février. Cette mobilisation vise à dénoncer la flambée des prix des denrées de première nécessité et à exiger la levée de la censure […]

KOUDOUGOU : LA SOUVERAINETE DES RESSOURCES NATURELLES AU CŒUR DES ATELIERS SANKARISTES

KOUDOUGOU : LA SOUVERAINETE DES RESSOURCES NATURELLES AU CŒUR DU PREMIER ATELIER SANKARISTE

Rédaction

La « cité du cavalier rouge » a abrité le samedi 24 février 2024, le premier des Ateliers Sankaristes. Il a rassemblé les acteurs de la société civile, les journalistes, la jeunesse composée en majorité des étudiants de l’Université Norbert ZONGO de Koudougou. Le discours d’ouverture de l’étape 1 des Ateliers Sankaristes a été prononcé […]