lundi, février 26 2024

En détention depuis quatre mois, l’opposante Reckya Madougou en a encore pour un bon moment à la prison de Missérété. La demande de libération provisoire formulée par ses avocats auprès du procureur de la CRIET n’a pas abouti.

La triste nouvelle a été portée à la connaissance de l’ancienne candidate du parti les Démocrates samedi dernier. La justice béninoise reproche à l’opposante Reckya Madougou d’avoir tenté de porter atteinte à la sécurité de l’Etat. Sa défense estime qu’il s’agit plutôt d’une répression politique. Car depuis la réélection de Patrice Talon plusieurs opposants ont été interpellés.

Des conditions de détention indignes

Selon les avocats de l’opposante Reckya Madougou, leur cliente serait détenue dans des conditions peu reluisantes. Alors il était impératif de soumettre une demande de libération provisoire. Ce qui n’entacherait en aucun cas la bonne poursuite de la procédure en cours.

« C’est un véritable isolement qu’on lui fait subir. Pas d’accès au téléphone, pas de radio, pas de télévision… Même l’interphone est cassé, au cas où elle aurait un pépin physique », s’est plaint l’un de ses avocats français, Mario Stasi. Malheureusement le ministère public n’est pas du même avis.

A lire aussi: BÉNIN: L’OPPOSITION EXIGE LA LIBÉRATION DE RECKYA MADOUGOU

Une longue attente pour l’opposante Reckya Madougou

D’après la présidente de la Chambre des libertés et de la détention, le rejet de la demande de libération provisoire de Reckya Madougou est tout à fait justifié. Cela tient surtout à la gravité des accusations qui pèsent contre elle. Cette raison est suffisante pour la maintenir encore en prison.

Outre cet aspect, l’opposante et ses co-inculpés devraient tous rester à la disposition de la justice béninoise. Pour faire avancer l’enquête dans les règles, ils seront soumis à de nouveaux interrogatoires dans les prochains jours. L’audition est prévue pour le 22 juillet 201. Ces motifs justifient la détention prolongée de l’opposante.

A lire aussi: BÉNIN/PRÉSIDENTIELLE: RECKYA MADOUGOU INTERPELLÉE

Sandrine A

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