mercredi, février 28 2024

Ce lundi 13 février 2023 s’ouvre au palais présidentiel, la rencontre politique entre opposition et parti au pouvoir. La démarche de concertation nationale vivement désirée par l’opposition a été acceptée par le président Ali Bongo qui va superviser lui-même les travaux de ce dialogue tant attendu.

La rencontre politique vise à engager des discussions franches avec les différents acteurs politiques dans le cadre de la présidentielle 2023 dans le pays. Ce qui devrait permettre d’aboutir à des élections bien organisées, crédibles, inclusives et surtout transparentes. Mais malheureusement, seul les partis politiques seront présents à la table des discussions. Les jeunes, les religieux, les syndicats, la société civile n’ont pas été conviés.

Une rencontre politique bien accueillie

Même si pour le moment plusieurs informations clés sont encore manquantes quant à cette rencontre politique, l’initiative gouvernementale est bien accueillie par plusieurs partis de l’opposition. Il s’agit notamment de l’ordre du jour, de la durée des travaux, et le lieu où se dérouleront les rencontres.

Pour Florentin Moussavou, porte-parole de la majorité présidentielle, la rencontre est d’une certaine importance pour le pays tout entier. « Ce sont des moments utiles et nécessaires pour la vie de la nation », a-t-il indiqué

« Je vous confirme que je serai présente (…) à la cérémonie en espérant qu’elle débouchera sur des mesures qui garantiront la transparence électorale pour des élections crédibles et apaisées », a laissé entendre pour sa part Paulette Missambo, présidente de l’Union nationale, un des principaux partis d’opposition.

Lire Aussi : PRÉSIDENTIELLE AU GABON : CONCERTATION POLITIQUE ENTRE POUVOIR ET OPPOSITION

Des réformes vivement attendues

Selon les premières indiscrétions, la rencontre politique devrait permettre d’accoucher plusieurs réformes espérées depuis un bon moment déjà. C’est le cas notamment avec l’audit du fichier électoral ainsi que la révision des mandats, de la réforme des missions du Centre gabonais des élections (CGE). Le toilettage du code électoral n’est pas du reste.

Toutefois, l’opposition reste peu convaincue de la bonne foi du gouvernement en place à opérer de réels changements. D’ailleurs la récente élection de Michel Stéphane Bonda, comme président du Centre gabonais des élections (CGE) est contestée par l’opposition. Cette dernière l’accuse d’être un cadre du Parti démocratique gabonais (PDG), le parti au pouvoir.

Rappelons-le, cette année le Gabon organise trois scrutins : une élection présidentielle, des législatives et des élections locales.

 

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