lundi, juillet 22 2024

Hier dimanche 13 mars, ont été ouverts les pourparlers à Doha entre le pouvoir et les groupes politico-militaires tchadiens. Une occasion ultime pour les deux parties de s’entendre sur la participation de tous les groupes rebelles tchadiens au dialogue national inclusif.

L’aboutissement de ce processus devrait conduire à l’effectivité de la réconciliation des tchadiens. Toutefois, au cours de ces pourparlers à Doha, les représentants du Fact (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad), ont subitement quitté la table des discussions. Plusieurs griefs sont prononcés contre le pays hôte de même que les autorités de transition. Par conséquent, les travaux ont été pour 72 heures. Ceci afin de permettre aux différentes parties de revenir dans un véritable esprit propice au dialogue.

Les pourparlers à Doha, une étape importante sur la voie de la réconciliation

D’après le Premier ministre tchadien Albert Pahimi Padacké, ces pourparlers à Doha doivent permettre mettre définitivement fin à la guerre au Tchad. Et pour cela chacun des acteurs doit y mettre du sien pour que ce processus aboutisse.

« La réconciliation et l’esprit de réconciliation doivent l’emporter sur la revanche et la colère », a-t-il indiqué. Et de rajouter « armons-nous donc chacun d’une aiguille pour coudre nos déchirures ».

Pour le ministre des Affaires étrangères, Chérif Mahamat Zene, l’espoir d’une éventuelle signature d’un accord de paix est fortement ancré dans les esprits. « Je m’attends à ce que nos discussions puissent évoluer pour déboucher sur la signature d’un accord de paix qui puisse permettre aux politico-militaires de participer au dialogue national inclusif ».

Lire aussi: TCHAD: DES INTELLECTUELS PROPOSENT LE FÉDÉRALISME AU GOUVERNEMENT

Des garanties hautement nécessaires

Du coté des groupes rebelles, certains préalables sont indispensables au cours de ces pourparlers à Doha. Sans ceux-ci, il leur serait difficile de prendre part au dialogue de mai prochain.

Il s’agit entre autres de la transparence des débats, de la mise en œuvre des résolutions issues du prochain dialogue. Plus important encore, ce sont les conclusions de ces pourparlers à Doha et le retour possible des rebelles au Tchad.

« Nous sommes en tout cas disposés à donner toutes les garanties nécessaires. Le gouvernement n’est pas venu avec un agenda caché, ça, je le leur ai dit. Le plus important, c’est le Tchad », a assuré Chérif Mahamat Zene.

 

El Professor

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