lundi, juillet 22 2024

A l’approche des élections présidentielles de 2023, la scène politique malgache est actuellement secouée par une crise électorale majeure. Celle-ci émane d’une décision sans précédent qui a été prise par plusieurs candidats majeurs à ces élections. Ces derniers ont choisi de boycotter simplement la campagne électorale et de se retirer de la course présidentielle.

Cette décision radicale a provoqué un choc dans le pays, soulevant des questions sur l’avenir du processus démocratique malgache et la stabilité politique de la nation toute entière. Généralement, les élections présidentielles à Madagascar sont historiquement marquées par une compétition intense entre plusieurs candidats, reflétant la diversité politique du pays. Cependant, cette année, les électeurs se retrouvent confrontés à un scénario inhabituel alors que des figures clés de la politique malgache ont décidé de faire défection, jetant ainsi un voile d’incertitude sur toute la campagne et même l’issue du scrutin.

Un retrait des figures clés de la politique malgache

Conformément aux règles électorales malgaches, la date fatidique du 10 octobre 2023 marque le début officiel de la campagne présidentielle, s’étalant sur une période de 30 jours avant le premier tour des élections présidentielles. Cependant, une décision inhabituelle a ébranlé le paysage politique alors que les adversaires du président sortant, réunis sous la bannière du « collectif des 11 candidats », ont opté pour une stratégie inédite : le boycott de la campagne électorale. À la place, ils ont choisi de mettre en avant leurs marches pacifiques quotidiennes.

Lire Aussi : COUP D’ETAT INSTITUTIONNEL À MADAGASCAR ?

L’annonce de ce boycott a retenti dans la soirée d’hier, à la suite d’une nouvelle séance de médiation organisée par les figures éminentes de la scène politique malgache, en collaboration avec les chefs religieux. Ces personnalités de premier plan de la scène politique malgache persistent dans leurs revendications, appelant toujours à la disqualification d’Andry Rajoelina de la course à la magistrature suprême. Ils fondent leur demande sur la question de la naturalisation française de Rajoelina, tout en exigeant également une restructuration complète des institutions en charge de l’organisation du scrutin.

« Nous confirmons ceci à 100 %. Nous avons pris la décision de ne pas commencer notre campagne ce mardi, compte-tenu de l’atmosphère actuelle », a déclaré le candidat Siteny Randrianasoloniaiko. Cela explique qu’aujourd’hui, aucun des 11 candidats du collectif ne lancera sa campagne. En tout cas, pour le moment. Andry Rajoelina, le président sortant quant à lui, commencera sa tournée par le nord, avec un premier meeting à Diego en fin d’après-midi.

 

Sandrine A.

Previous

Tchad : L’opposant Succès Masra une réelle menace au nouveau régime Deby ?

Next

Amour au Bureau : Les surprenantes confessions de ceux qui osent

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Partenariat de poids : La Turquie et le Niger renforcent leurs liens stratégiques

Partenariat de poids : La Turquie et le Niger renforcent leurs liens stratégiques

Investigateur Africain

Avec la visite d’une forte délégation turque à Niamey le mercredi 17 juillet 2024, le Niger et la Turquie ont montré leur volonté de renforcer leurs relations bilatérales. Cette délégation, comprenant des ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Énergie et du Renseignement, a rencontré le chef du Conseil National pour le Salut du […]

dozos : Pratique de cannibalisme parmi les forces armées ?

Scandale au Mali : Pratique de cannibalisme parmi les forces armées ?

Investigateur Africain

Des pratiques dozos dans l’armée malienne ? Depuis le mardi 16 juillet 2024, une vidéo perturbante fait le tour des réseaux sociaux au Mali. On y voit un homme en uniforme militaire malien, arborant clairement les insignes des Forces armées maliennes (Fama), en train d’éventrer un cadavre pour en extraire et manger le foie. Les […]

Crise gouvernementale au Kenya : le président Ruto en difficulté après le remaniement

Crise gouvernementale au Kenya : le président Ruto en difficulté après le remaniement

Investigateur Africain

Une semaine après avoir dissous son gouvernement, le président Ruto William du Kenya se retrouve dans une impasse politique croissante alors qu’il peine à former un nouveau cabinet ministériel. Malgré ses promesses d’un gouvernement élargi et d’un dialogue national inclusif, peu de volontaires se manifestent pour collaborer avec son administration intérimaire. Chris Kinyanjui, secrétaire général […]