vendredi, février 23 2024

Afin d’éviter une tension migratoire de la Tunisie vers l’Europe, les démarches se multiplient pour atténuer la crise que connait le pays. C’est d’ailleurs dans cette logique que le commissaire européen en charge de l’économie, Paolo Gentiloni a effectué une visite hier lundi 27 mars à Tunis. Occasion pour lui de réitérer le soutien de l’Union européenne au pays deKaïs Saïed.

Cette visite du commissaire européen en charge de l’économie, c’est aussi un rappel pour la Tunisie de parvenir à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI). C’est à dire l’obtention d’un prêt d’1,9 milliard dollars de la part de l’institution. Sinon les risques de revoir les flux migratoires vers l’Europe s’accroitre sont grands.

Une crise économique persistante

Depuis quelques années, la Tunisie est secouée par une crise économique intense. Celle-ci est rythmée par des pénuries de denrées de première nécessité qui alimentent la colère grandissante des Tunisiens. Et la plupart du temps, la migration s’impose comme solution aux populations.

Mais l’accord trouvé par les autorités tunisiennes avec la FMI en vue de l’octroi d’un nouveau prêt est resté lettre morte. Jusque-là, le Président Kaïs Saïed reste silencieux sur l’accord avec le FMI face aux partenaires européens. Alors depuis quelques jours, l’Union européenne, la France et l’Italie se mobilisent pour presser la Tunisie à avancer sur le dossier.

Lire Aussi :   VAGUE D’AGRESSIONS EN TUNISIE : LA BANQUE MONDIALE SUSPEND SON PARTENARIAT AVEC LE PAYS

Paolo Gentiloni porteur de bonnes nouvelles

Selon Paolo Gentiloni, face à la gestion des flux migratoires, la Tunisie pourrait compter sur le soutien sans faille de ses partenaires. « La Tunisie ne sera pas laissée seule », a-t-il laissé entendre. La Tunisie pourrait également bénéficier d’autres aides financières si seulement elle parvient à finaliser un accord de prêt avec le FMI.

Il s’agit notamment d’un versement européen de 900 millions d’euros sur trois tranches, dont 300 millions pour aider dans l’immédiat, proposé par l’Italie. La France a promis le décaissement d’une enveloppe de 250 millions d’euros sous certaines conditions. On peut citer entre autres la promulgation de la loi relative à la gouvernance des entreprises publiques et la fin progressive des subventions sur le carburant.

El Professor

Previous

Crise d’achat de la vanille malgache : plusieurs exportateurs inquiets

Next

Électricité en Centrafrique : la centrale solaire de Sakaï enfin opérationnelle

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Tournant Politique au Gabon : Le PDG d’Ali Bongo se réinvente pour affronter l'avenir

Tournant Politique au Gabon : Le PDG d’Ali Bongo se réinvente pour affronter l’avenir

Rédaction

Le Parti démocratique gabonais (PDG), longtemps au pouvoir sous l’égide du président déchu Ali Bongo, entreprend un exercice inédit d’introspection les 23 et 24 février 2024. Ces assises, placées sous le thème de « l’autocritique et de la refondation », marquent un tournant majeur pour cette formation politique historique. Après avoir été ébranlé par les secousses du […]

Réponse Présidentielle : Biya augmente les salaires et les aides familiales au Cameroun

Réponse Présidentielle : Biya augmente les salaires et les aides familiales au Cameroun

Rédaction

Le président camerounais, Paul Biya, a récemment annoncé des mesures visant à atténuer les effets de la hausse des prix des carburants sur les populations. En effet, ces dernières semaines ont été marquées par une augmentation significative des tarifs à la pompe, entraînant une pression financière accrue sur les ménages. Dans cette optique, le gouvernement […]

Crise au Sénégal : Les manœuvres de Macky Sall pour rétablir l'ordre politique

Crise au Sénégal : Les manœuvres de Macky Sall pour rétablir l’ordre politique

Rédaction

Depuis le début des troubles politiques au Sénégal, les regards se tournent vers Macky Sall, président en fonction, en attente de son plan de sortie de crise. Dans un éditorial percutant publié ce mardi, le directeur de publication de « Jeune Afrique », Marwane Ben Yahmed, lève le voile sur les intentions du président sénégalais […]