vendredi, mars 1 2024

Confrontée depuis quelques mois à des difficultés pour fournir l’électricité, la Jirama fait des pieds et des mains pour sortir du gouffre. Comme issue, la société publique de distribution d’électricité et d’eau, a annoncée une augmentation de ses tarifs. Soit une hausse de 80 % à 100 % à l’endroit des entreprises du secteur privé.

Par cette démarche, la Jirama entend ainsi contribuer à redresser son équilibre financier et opérationnel. Pour différents groupements du secteur privé, cette façon d’opérer est préjudiciable à la vitalité de leurs entreprises. Par conséquent, les deux parties ont du mal à s’entendre sur cette question. Pour ce qui est des délestages, ils se font toujours fréquents.

Disparition d’un certain nombre d’industries vitales

Pour Hery Lanto Rakotoarisoa, président du Groupement des Entreprises Franches et Partenaires, cette hausse des prix est insoutenable. Car ce sont les grandes entreprises consommatrices d’énergie qui sont d’ores et déjà largement pénalisées. C’est le cas notamment des industries lourdes comme la cimenterie ou le textile.

Alors la Jirama devrait revoir ses solutions de sortie de crise. Même s’il doit y avoir augmentation, elle devrait être raisonnable et supportables pour les entreprises du secteur privé. Sans quoi, elles perdraient tout sens de compétitivité sur le marché international.

« Dans sa forme actuelle, la proposition de la Jirama s’apparente à faire disparaître un certain nombre d’industries vitales pour le reste de l’économie à Madagascar », prévient Hery Lanto Rakotoarisoa. Et de rajoueter « les entreprises ne sont pas contre une augmentation, mais si on veut encore soutenir l’industrie à Madagascar, ça ne peut pas se faire comme ça ».

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Nouvelle grille tarifaire de la Jirama rejetée en bloc

Selon Thierry Rajaona, président du Groupement des entreprises de Madagascar, les nouveaux tarifs mettent en péril les entreprises, les emplois et l’économie du pays. Aussi, son caractère soudain, y est pour beaucoup. Il serait donc plus judicieux d’identifier les secteurs qui sont très sensibles à ce type de tarif pour les ménager.

« Une hausse aussi importante de façon si soudaine, ce n’était pas possible et c’était inacceptable. Nous avons eu une contre-proposition de la part de la Jirama, mais cela nous semblait encore trop élevé », a indiqué Thierry Rajaona.

« Nous sommes d’accord qu’il faut une augmentation. On sait qu’elle sera significative, mais elle doit être échelonnée sur quelques mois. C’est pourquoi nous souhaitons reprendre les discussions », a-t-il laissé entendre.

 

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