mardi, juin 18 2024

Pour faire plier le gouvernement éthiopien, l’Union européenne (UE) a décidé d’employer la manière forte. Elle entend donc priver l’Ethiopie d’une aide budgétaire. Un moyen de faire pression sur le Premier ministre Abiy Ahmed afin de parvenir à une résolution pacifique du conflit dans le Tigré.

L’Union européenne se positionne ainsi donc par rapport à la crise en cours dans la région du Tigré. La région fait face à un sérieux conflit entre forces fédérales et celles tigréennes depuis plus d’un mois déjà. Bien que Mekele, la capitale du Tigré soit sous contrôle des forces fédérales, les hostilités continuent. Et les populations sont les premières à subir de plein fouet les conséquences néfastes de cette guerre. La situation humanitaire dans la région est de plus en plus inquiétante. Plus de 50.000 personnes ont trouvé refuge au Soudan.

Un décaissement reporté

Pour entrer en possession de l’aide budgétaire en provenance de l’UE, l’Ethiopie devra attendre encore un moment. Car le versement de l’aide budgétaire attendue a été reporté par Bruxelles. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’appel des 27 pays européens à une cessation des hostilités au Tigré.

L’aide de l’UE devrait en principe servir d’une part à financer le développement des liens logistiques et les connexions entre l’Éthiopie et ses voisins. D’autre part, il devrait concourir également à soutenir le budget du secteur de la santé. Il s’agit en tout d’une aide budgétaire d’un montant de 90 millions d’euros.

Une tentative de plus de l’Union Européenne

Jusqu’à maintenant les différentes tentatives de médiation auprès d’Abiy Ahmed se sont avérées vaines. Les interpellations de la communauté internationales quant à elles sont tombées dans des oreilles de sourd. Rien ne semble tempérer l’ardeur d’Abiy Ahmed à finir coûte que coûte avec les dirigeants du TPLF.

Alors, de grandes chances subsistent pour dire que la pression exercée par l’Union européenne sur Abiy Ahmed ne soit qu’une tentative de plus. C’est-à-dire que cette mesure employée par l’UE ne saurait obliger le Premier ministre éthiopien à privilégier la résolution pacifique du conflit.

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