mardi, juin 18 2024

Au Mali, la base de Tessalit a connu un grand déménagement. C’est-à-dire, celui des soldats français de l’opération Barkhane. A présent, c’est aux forces armées maliennes que revient la lourde responsabilité de tenir le camp. Toutefois, elles pourront compter si nécessaire sur l’appui aérien stratégique des militaires français.

Ces derniers mois, le dispositif militaire français dans le sahel et plus particulièrement au Mali a subit une reconfiguration. Elle se traduit dans les faits par la fermeture de plusieurs bases françaises dans le nord du Mali. Sont donc concernées, celles de Kidal, Tombouctou et Tessalit.

Les FAMa aux commandes de la base de Tessalit

Pour tenir la base avancée de Tessalit, l’on peut tout de même compter sur l’efficacité des forces armées maliennes (FAMa). Pour ce faire, un travail en amont a du moins été réalisé de façon conjointe entre l’armée française et celle malienne. Des entrainements intensifs ont également permis de mettre les Fama dans des bonne conditions afin d’assurer la relève contre les terroristes.

En ce moment, environ 200 militaires maliens occupent le camp de Tessalit. Ils peuvent allègrement jouir du matériel laissé par leurs homologues français. C’est le cas notamment des tables, chaises, lits et frigos. De quoi donc pouvoir tenir sereinement les lieux dans d’excellentes conditions.

Lire sur : DÉSENGAGEMENT FRANÇAIS AU MALI, LE GROUPE WAGNER POURRAIT PRENDRE LE RELAIS 

Une opération délicate

Le retrait de l’armée française de Tessalit, n’a pas été chose aisée. Il a fallu déployer d’excellentes méthodes logistiques en tenant compte de plusieurs paramètres. Six rotations quotidiennes de deux gros porteurs A400M de l’armée de l’air ont été nécessaires pour évacuer militaires, matériels et véhicules français de Tessalit vers la base de Gao. Ce départ de l’armée française a pour nom de code, « opération Arcole ».

« Désengager une base, la laisser à nos partenaires maliens et non pas à une relève française, c’est un sacré challenge », a confié Capitaine Florent, dernier commandant français de Tessalit. Il garde d’énormes souvenirs de ce temps passé à Tessalit. Dans la dynamique d’intensification des actions de lutte contre le terrorisme, les forces maliennes pourraient également s’appuyer sur un gros contingent de la Minusma

Lire aussi: MALI : TRANSFORMATION DE L’OPÉRATION BARKHANE AU SAHEL SUR FOND D’ACCUSATION DES PAYS AFRICAINS 

 

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