dimanche, juillet 21 2024

Initialement prévu sur les 20 et 21 novembre à Djerba, le Sommet de la Francophonie 2021 est finalement reporté d’un an. L’annonce a été faite le mardi 12 octobre à travers un communiqué de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ce report survient après une concertation des représentants des Etats et gouvernements membres de l’OIF.

« Connectivité dans la diversité : le numérique, vecteur de développement et de solidarité dans l’espace francophone », est le thème retenu pour ce Sommet de la Francophonie 2021. La communauté francophone va devoir faire preuve de patience jusqu’à l’an prochain. Les efforts de la Secrétaire générale qui a mené des consultations auprès des autorités tunisiennes et d’autres pays membres de la Francophonie n’ont pas été suffisants. La remise à une autre date de tenue du Sommet de la Francophonie 2021 était plus que prévisible.

La nécessité du report du Sommet de la Francophonie 2021

Selon l’OIF, l’instabilité actuelle en Tunisie fait partie des raisons premières ayant conduit à un report d’un an du Sommet de la Francophonie 2021. Car depuis l’obtention des pleins pouvoirs par le président tunisien Kaïs Saïed y a quelques mois, l’organisation du sommet a pris un coup. L’instabilité provoquée a naturellement impactée la du sommet.

De plus, la poursuite des manifestations contre le président Kaïs Saïed ne permettent pas de tenir un sommet consensuel et apaisé. Alors, il était impératif pour les organisateurs de procéder à un report dudit évènement. C’est ce qui ressort session extraordinaire du Conseil permanent de la Francophonie (CPF), présidée par de la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo.

Vers de meilleures conditions

Dans leurs échanges, les représentants des Etats et gouvernements membres de l’OIF ont pris en compte plusieurs paramètres quant au report du sommet de la Francophonie 2021. Cela a impliqué naturellement un devoir de cohésion et de solidarité envers le peuple tunisien qui traverse un moment un peu délicat.

En conséquence, la poussée du sommet de la Francophonie à 2022, vise à permettre à la Tunisie de pouvoir organiser cette instance importante dans les conditions les plus optimales. Cela aura pour effet de favoriser la pleine participation de tous.

La validation de cette nouvelle proposition, dans les plus brefs délais est attendue dans les prochains jours au cours d’une session extraordinaire de la Conférence ministérielle de la Francophonie. Pour rappel, l’OIF compte 88 États et gouvernements : 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs.

A lire aussi: TRANSITION EN GUINÉE: LA CÉDÉAO PREND-ELLE LE CONTREPIED DE L’OIF ?

Sandrine A

Previous

Sénégal : échauffourées entre les partisans de Sonko et ceux du quartier de Boucotte

Next

Mali : Goita se braque contre la gabegie financière

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Partenariat de poids : La Turquie et le Niger renforcent leurs liens stratégiques

Partenariat de poids : La Turquie et le Niger renforcent leurs liens stratégiques

Investigateur Africain

Avec la visite d’une forte délégation turque à Niamey le mercredi 17 juillet 2024, le Niger et la Turquie ont montré leur volonté de renforcer leurs relations bilatérales. Cette délégation, comprenant des ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Énergie et du Renseignement, a rencontré le chef du Conseil National pour le Salut du […]

dozos : Pratique de cannibalisme parmi les forces armées ?

Scandale au Mali : Pratique de cannibalisme parmi les forces armées ?

Investigateur Africain

Des pratiques dozos dans l’armée malienne ? Depuis le mardi 16 juillet 2024, une vidéo perturbante fait le tour des réseaux sociaux au Mali. On y voit un homme en uniforme militaire malien, arborant clairement les insignes des Forces armées maliennes (Fama), en train d’éventrer un cadavre pour en extraire et manger le foie. Les […]

Crise gouvernementale au Kenya : le président Ruto en difficulté après le remaniement

Crise gouvernementale au Kenya : le président Ruto en difficulté après le remaniement

Investigateur Africain

Une semaine après avoir dissous son gouvernement, le président Ruto William du Kenya se retrouve dans une impasse politique croissante alors qu’il peine à former un nouveau cabinet ministériel. Malgré ses promesses d’un gouvernement élargi et d’un dialogue national inclusif, peu de volontaires se manifestent pour collaborer avec son administration intérimaire. Chris Kinyanjui, secrétaire général […]