samedi, avril 20 2024

En Guinée, un mouvement de protestation d’envergure nationale a été déclenché par les 13 centrales syndicales du pays. Ces dernières appellent à une grève générale et illimitée à partir du lundi 26 février. Cette mobilisation vise à dénoncer la flambée des prix des denrées de première nécessité et à exiger la levée de la censure des médias, qui a conduit à la fermeture de plusieurs radios et télévisions dans le pays.

Malgré les appels au dialogue des autorités et d’autres acteurs, les syndicats maintiennent leur mot d’ordre, entraînant la participation de divers secteurs de l’économie guinéenne à cette grève.

Un mouvement d’envergure nationale pour des revendications multiples

La grève générale lancée en Guinée concerne tous les secteurs, du public au privé en passant par l’informel. Les travailleurs des mines, des banques, des télécommunications, des services de transfert d’argent et même les conducteurs de taxis-motos sont appelés à se joindre au mouvement.

Ce mouvement de grève initié par les centrales syndicales témoigne de l’ampleur des préoccupations sociales dans le pays. Il faut souligner que la population guinéenne ressent énormément l’impact de la hausse des prix sur son quotidien et s’inquiète de la restriction de la liberté d’expression avec la censure des médias.

Les Forces Vives de Guinée, regroupant les principaux partis politiques et organisations de la société civile, ont également soutenu cet appel à la grève générale, renforçant ainsi la pression sur les autorités. Cette journée de mobilisation représente un test majeur pour le mouvement syndical et la junte au pouvoir, qui fait face à sa première grève générale depuis sa prise de pouvoir en septembre 2021.

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Les défis de la junte face au mouvement syndical

La junte au pouvoir depuis septembre 2021 se trouve confrontée à un défi de taille avec cette grève générale, mettant en lumière les tensions sociales et les revendications populaires. Malgré la dissolution du gouvernement, les autorités semblent avoir du mal à répondre efficacement aux demandes des syndicats et des Forces Vives de Guinée.

La libération de Sékou Jamal Pendessa, secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée, est également exigée en tant que préalable à toute négociation, soulignant l’importance de la liberté d’expression dans le pays.

Face à la montée de la contestation, les autorités sont confrontées à un dilemme : répondre aux revendications des manifestants tout en préservant l’ordre public et la stabilité politique. Les barrages érigés par les jeunes de la route Le Prince dans plusieurs quartiers de Conakry, illustrent la détermination des citoyens à faire entendre leur voix et à obtenir des réponses concrètes à leurs préoccupations.

 

Tony A.

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