jeudi, avril 18 2024

L’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara et les siens vont devoir attendre encore pendant un bon moment avant de connaitre le sort qui leur est réservé. Le procès du massacre de Conakry qui les met en cause est de nouveau renvoyé au 10 octobre prochain. Une nouvelle qui n’augure rien de bon pour certains avertis qui ne croient pas véritablement en ce procès.

Dans le box des accusés, Moussa Dadis Camara commence lui par éprouver des sentiments de lassitude face au rythme que prend ce procès. Pour rappel, le procès contre Moussa Dadis Camara et les autres membres de son gouvernement s’est ouvert le 28 septembre. En raison de la mauvaise préparation de la défense, l’audience a finalement été renvoyée au mardi 4 octobre. C’était en présence du procureur de la Cour pénale international (CPI).

Une bonne défense pour Moussa Dadis Camara

A l’ouverture de la nouvelle audience, les avocats de la défense ont invoqué des questions de procédure. De nombreuses exceptions ont donc été soulevées par la défense, en l’occurrence sur la détention de l’ancien chef d’Etat. Ils estiment surtout que leurs clients, notamment le capitaine Moussa Dadis Camara ne serait pas du tout en sécurité en prison.

Alors il serait plus judicieux de le mettre en résidence surveillée tout le temps du procès. « Le président Moussa Dadis Camara est arbitrairement retenu en prison à la maison centrale sur la base d’un simple courrier. Et pourtant, en matière de procédure pénale, on ne peut être retenu à la maison centrale qu’en vertu d’un titre de détention », a dénoncé Me Antoine Pépé Lamah.

Lire Aussi :  GUINÉE : LE PROCÈS DADIS CAMARA ET COMPAGNIES, RENVOYÉ AU 4 OCTOBRE

Un retard exprès du procès

Pour Maître Alpha Amadou DS Bah, avocat des parties civiles, cette démarche de la défense était prévisible. Mais tout cela n’est que fuite en avant, car la justice va finir par triompher. « Nous attendons que le tribunal rejette toutes ces exceptions. Parce qu’il s’agit d’artifices, c’est juste pour retarder le procès et empêcher justement qu’on aille au fond parce qu’ils espèrent s’en sortir avant que le prochain ne s’ouvre au fond », a-t-il déclaré.

La défense du capitaine Camara se montre tout de même confiante et clame une fois encore l’innocence de son client. « Nous aurions souhaité que le tribunal se prononce sur siège, mais je dois vous dire que nous avons foi en la pertinence des arguments que nous avons à développer ici et nous osons espérer que nous obtiendrons gain de cause », a exprimé Me Antoine Pépé Lamah.

« Ce n’est pas parce qu’un des accusés a été un homme important, parce qu’il a pris le pouvoir qu’il a plus de droit que n’importe quel autre Guinéen à être jugé dans des conditionnes données », s’indigne Me Martin Pradel autre avocat des parties civiles. Et à Maître Alpha Amadou DS Bah de rajouter, « nous avons hâte parce que nous avons suffisamment d’éléments pour démontrer leur culpabilité ». En attendant la prochaine audience, le président Moussa Dadis Camara va encore rester en détention pendant 4 jours.

 

El Professor

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