jeudi, février 29 2024

En Côte d’Ivoire, les producteurs de cacao se montrent extrêmement préoccupés. Et pour cause, le début de la campagne 2022-2023 du cacao ce week-end. Les initiatives prises par les autorités ne semblent pas du tout rassurer les producteurs qui craignent de subir à nouveau les injustices du marché.

En effet, pour cette campagne, le prix plancher du cacao connait une augmentation de 10%. C’est-à-dire que le prix du kilo de cacao passe désormais de 825 francs CFA à 900 francs CFA. La nouvelle qui devrait en principe réjouir les producteurs de cacao, laisse plutôt place à des doutes.

Des producteurs de cacao inquiets

D’après les producteurs de cacao, même si le prix est souvent plafonné, on observe un irrespect de certains acteurs de la filière. Au final, ils se retrouvent à vendre en dessous du prix initialement fixé sans que rien n’y soit fait. Alors, il leur est difficile de se fier à la nouvelle augmentation du prix plancher.

« Le prix est donné. Deux mois après, les multinationales commencent à jouer avec les prix […]. On se retrouve maintenant dans un désordre total quant au nom respect de ces prix », a fait savoir Koffi Kanga, le président de l’Association nationale des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (Anaproci).

Lire aussi :  CACAO DURABLE : LA NOUVELLE DONNE DIVISE LES ACTEURS DE LA FILIÈRE

Des assurances de la part du gouvernement

De son côté, le ministère de l’Agriculture tente de rassurer les producteurs de cacao. Pour ce faire, des mesures ont été mises en place. Il s’agit de la carte de paysan qui devrait faciliter la traçabilité. Alors, environ 350 000 cartes ont donc été distribuées aux producteurs.

« Lorsque le paysan va vendre son produit au commerçant, le prix sera le prix qui a été fixé par le gouvernement. Lorsque c’est payé, cela va directement sur son compte », a indiqué Kobenan Kouassi Adjoumani, le ministre de l’Agriculture. Et de prévenir, « il y a des gens qui surveillent cela. Si tu as payé en deçà du prix qui a été fixé par le gouvernement, il y a des sanctions encourues ».

 

Sandrine A.

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