samedi, mars 2 2024

Hier, mercredi 28 septembre 2022, s’est ouvert en Guinée un procès historique. Celui-ci met en cause l’ancien président guinéen Moussa Dadis Camara et d’autres responsables politique. La justice guinéenne leur reproche leur implication ou complicité dans le massacre du stade de Conakry en 2009.

D’après les faits, un rassemblement d’opposants a été violemment réprimé au grand stade de Conakry en 2009. Ils manifestaient contre …..de l’ex président Moussa Dadis Camara. Au final, la répression sanglante a fait au moins 156 mors, 109 femmes violées et des milliers de blessés. Ils sont en tout, 11 personnes à faire face à la justice de leur pays. On peut citer des noms comme, Claude Pivi, l’ancien chef de la sécurité présidentielle, l’ex-ministre de la Santé Abdoulaye Cherif Diaby.

Un renvoi justifié

Aussitôt ouvert, a dû subir un renvoie à une autre date. Et pour cause la non préparation adéquate de la défense de Moussa Dadis Camara. Ses avocats se sont plaints par rapport au fait qu’ils ont reçu les dossiers du procès, la veille de l’audience. Par conséquent ils ont besoin de plus de temps pour consolider leur argumentation.

Les avocats de Moussa Dadis Camara estiment également que certains droits de leur client ne sont pas respectés. Et que par-dessus tout, la présomption d’innocence devrait prévaloir. Car c’est cela qui a motivé l’ancien président à rentrer d’exil pour tenter par tout moyen de laver son honneur.

« Depuis hier soir, nous n’avons pas pris attache avec nos clients. Nous les attendions au tribunal avant de faire les derniers entretiens, avant qu’ils ne soient invités à comparaître à la barre du tribunal. Malheureusement, on a fait comme si nous, avocats, étions intrus dans ce Palais de justice. On nous a empêché d’accéder à nos clients », a dénoncé Maître Pépé Antoine Lama.

Lire Aussi :  PROCÈS DU 28 SEPTEMBRE 2009 EN GUINÉE: UNE RUPTURE AVEC L’IMPUNITÉ ?

Un simulacre de jugement ?

Pour certains observateurs, le fait que le procès de Dadis Camara soit renvoyé, montre déjà qu’une combine n’est pas loin. Et que très bientôt ce procès serait encore à la traine comme c’est souvent de coutume sur le continent. D’autres y voient une sorte d’arrangement politique pour faire bonne figure devant la communauté internationale, rien de plus.

« Le procès se résume à une ouverture spectaculaire pour donner des gages à la communauté internationale », craint pour sa part le grand opposant Celou Dalein Diallo.

« Nous espérons que ce procès historique ne va pas finir en queue de poisson. Et que les véritables coupables se retrouveront derrière les barreaux », a laissé entendre Fofana, un citoyen. A présent les regards sont donc tournés au 4 octobre prochain pour la reprise de ce procès.

 

El Professor

Previous

Libération des 46 militaires ivoiriens : une délégation de la CEDEAO attendue au Mali

Next

Mutinerie au Burkina Faso : encore un putsch ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Grève générale à Conakry: Les revendications syndicales sèment le chaos

Tensions mortelles à Conakry: Les revendications syndicales sèment le chaos

Rédaction

La Guinée fait face à une grève générale illimitée, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Les tensions ont déjà fait deux morts et plusieurs blessés. Ce mouvement de protestation, largement suivi à travers le pays, reflète le mécontentement généralisé de la population face à la situation politique et économique du pays, […]

Rage Ouvrière : Les syndicats tchadiens défient le gouvernement

Rage Ouvrière : Les syndicats tchadiens défient le gouvernement

Rédaction

Contre la récente augmentation drastique des prix du carburant, les syndicats tchadiens ont décidé de maintenir leur mouvement de grève. Cette décision constitue un défi direct au gouvernement, qui est accusé d’ignorer les préoccupations des travailleurs. Pendant ce temps, la population tchadienne, confrontée à des difficultés croissantes, exprime son mécontentement face à cette situation économique […]

Afrique du Sud : l'envoi de troupes en RDC pour la SADC divise l'opinion

Débat enflammé en Afrique du Sud : l’envoi de troupes en RDC divise l’opinion

Rédaction

Alors que les funérailles du président namibien Hage Geingob se déroulaient à Windhoek ce dimanche, plusieurs chefs d’État présents ont saisi l’occasion pour discuter du conflit en cours dans l’est de la RDC. La participation de l’Afrique du Sud à la force déployée par la SADC a suscité de vives critiques, en particulier après la […]