vendredi, mars 1 2024

Dans la fièvre des élections 2023 en Côte d’Ivoire, les différents partis politiques s’inscrivent dans une démarche de préparation active. Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), pour sa part a tenu hier dimanche 14 mai, à faire une annonce importante. Le parti d’opposition ne présentera pas de candidats aux élections locales de septembre et octobre 2023.

C’est ce qu’ont annoncé les dirigeants du parti lors de leur premier conseil politique ordinaire depuis le retour au pays de son président, Charles Blé Goudé. Il faut le souligner en tant que fondateur et leader du COJEP, Charles Blé Goudé a été une figure politique controversée en raison de son implication dans la crise politique et les violences qui ont secoué la Côte d’Ivoire au cours des années 2000, notamment lors de la crise post-électorale de 2010-2011. Il a été poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, mais a été acquitté en 2019 avant de regagner son pays en novembre dernier.

D’autres priorités avant la course électorale

Pour Charles Blé Goudé et les siens l’ambition actuelle du Cojep ne se caractérise pas à une participation coute que coute aux élections 2023 en Côte d’ivoire. Car certains besoins plus pressants méritent pleinement attention avant une quelconque course au pouvoir. Et c’est à la résolution de ces problèmes que le parti entend se concentrer dans les jours à venir.

« L’objectif premier du Cojep, et sa priorité, n’est pas une démarche électorale, c’est une démarche de recherche de paix pour rassembler de nouveau les Ivoiriens », a expliqué Charles Blé Goudé. Il estime que les ivoiriens n’ont pas fini de panser les plaies qui ont été laissées par les différentes crises électorales. Par conséquent, une mission de reconstruction et surtout de paix est plus qu’évidente par-dessus tout.

Et d’ajouter, « Beaucoup nous disent : la vocation première d’un parti politique, c’est de conquérir le pouvoir, le gérer, a fortiori le conserver. Mais celui qui recherche la paix n’a pas la même démarche que celui qui recherche le pouvoir. Le Cojep veut certes un jour diriger ce pays, mais veut diriger un pays avec des bases saines. C’est pourquoi nous n’aurons pas de candidat, sous quelque forme que ce soit, aux élections municipales et régionales à venir. »

Lire Aussi :  CÔTE D’IVOIRE : LE LEADER DU COJEP, CHARLES BLÉ GOUDÉ EN CONFLIT AVEC LE PRÉSIDENT GBAGBO ?

Laurent Gbagbo en marche pour les élections 2023

Contrairement à son mentor, l’ancien président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, les prochaines élections 2023 en Côte d’Ivoire sont perçues autrement. Le PPA-CI de l’ancien président Gbagbo entend bien faire la différence dans les urnes. Pour ce faire, 22 candidats ont été présentés pour élections régionales et 132 candidats pour les communales. Par ailleurs, le PPA-CI a lancé les « Sentinelles anti-fraudes électorales » : un organe interne au parti. Celui-ci, va réaliser un travail de veille sur le déroulement des scrutins.

« C’est chaque ivoirien qui sera nos yeux et nos oreilles dans tout le pays. De la ménagère au chef d’entreprise, en passant par l’enseignant et l’étudiant, chacun de nos concitoyens pourra dénoncer toutes les fraudes ou tentatives de fraudes dont il aura été témoin », explique Me Habiba Touré, la porte-parole de Laurent Gbagbo et à la tête de l’organe. Et de préciser « nous n’avons pas vocation à nous substituer à la Commission électorale indépendante, nous n’intervenons pas dans l’organisation du processus électoral, nous n’interférons en aucune manière dans les missions et prérogatives de la Céi. »

Depuis sa création en 2025, le COJEP se présente comme un parti politique panafricain, prônant la justice, l’égalité et la solidarité entre les peuples africains. Il met l’accent sur la promotion des droits des jeunes, de l’éducation, de la culture africaine et de la paix en Côte d’Ivoire et en Afrique.

La Redaction

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