mercredi, février 28 2024

En garde à vue depuis quelques jours, l’agresseur du président de la transition malienne Assimi Goïta a finalement passé l’arme à gauche. Il est décédé ce dimanche 25 juillet 2021 des suites d’une dégradation de son état de santé. C’est la version officielle qui a été annoncée via un communiqué du gouvernement malien.

Pour les populations, cette mort subite de l’agresseur du président de la transition est assez suspicieuse. L’homme aurait-il été volontairement éliminé ? Se serait-on débarrassé de lui, car trop encombrant ? Que lui est-il vraiment arrivé ? Un grand flou demeure encore autour des circonstances ayant conduit à son décès. Les autorités maliennes, quant à elles, promettent d’élucider à tout prix cette tentative d’assassinat du colonel Assimi Goïta. Les complices de cette machination seront assurément traduits en justice.

L’agresseur du président de la transition torturé ?

D’après les autorités en charge de cette affaire, l’agresseur du président de la transition n’a pas été secoué pour passer aux aveux. Il aurait même été traité avec tout le soin qu’il mérite. Le temps consacré à sa reprise effective de conscience suite aux produits psychoactifs qu’il a consommé avant son passage à l’acte, en témoigne.

Quand on connait le contexte plus ou moins tendu qui prévaut actuellement au Mali, cette élégance des enquêteurs est difficile à croire. Pour certains, il se pourrait que son décès soit dû aux actes de tortures qui lui auraient été probablement infligés. Ceci en vue de lui soutirer coûte que coûte des informations utiles à l’avancement de l’enquête.

A lire aussi: ASSASSINAT MANQUÉ DU COLONEL GOÏTA: MISE EN SCÈNE OU FAIT RÉEL ?

La thèse du complot

D’autres penchent plutôt sur le laxisme des autorités. Ces dernières auraient mis du temps à lui accorder les soins médicaux appropriés à temps. En clair, l’état de santé dégradant de l’agresseur du président de la transition aurait été soigneusement minimisé. Ce qui a conduit tragiquement à sa mort.

La piste d’une élimination en interne n’est pas aussi à écarter. Probablement, dans l’hypothèse d’un simulacre, l’agresseur du président de la transition en saurait trop et devenait gênant. Par conséquent, il était judicieux pour les commanditaires de l’éliminer définitivement afin que leur secret soit préservé.

Aussi, jusqu’à la mort de cet agresseur malheureux, personne ne connaissait son identité réelle. Du moins, son nom n’a jamais été dévoilé officiellement par les autorités en charge du dossier. Ce black-out est-il lié à l’enquête ? Difficile à confirmer à l’heure actuelle. En attendant que l’autopsie ordonnée par les autorités ne fasse la lumière sur les causes du décès, les investigations se poursuivent.

A lire aussi: ELECTIONS PROCHAINES AU MALI : LA CRÉATION OU NON D’UNE STRUCTURE UNIQUE DIVISE

 

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