vendredi, février 23 2024

Les Démocrates, le parti d’opposition de l’ancien chef de l’État Boni Yayi, ne prendra pas part aux législatives prochaines au Benin. C’est ce qui ressort de la liste définitive des candidatures validées, publiée par la Commission électorale Nationale Autonome (CENA), hier mercredi 16 novembre.

En effet, sur 8 listes déposées auprès de la Cena, seules cinq ont finalement été retenues pour concourir aux législatives prochaines. Il s’agit entre autres de Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), du Mouvement Populaire de Libération (MPL), du Mouvement des Elites Engagées pour l’Emancipation du Bénin (MOELE-BENIN), de Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et du Bloc Républicain (BR).

Une grande absence aux législatives prochaines

Une fois encore, le principal parti d’opposition sera absente lors de ce rendez-vous électoral du 8 janvier 2023. Son absence est due au non-respect des conditions de validation des candidatures fixée par le nouveau code électoral béninois. C’est à dire un défaut de quitus fiscal pour certains candidats de leur liste.

Il a manqué dans le dossier du parti Les Démocrates quatre attestations fiscales, dont trois pour arriérés d’impôts. Le fisc réclamait 1,5 milliards FCFA d’arriérés d’impôts à trois des candidats du parti. Or avec la loi électorale, c’est du tout ou rien : un seul dossier incomplet invalide toute une liste. Par conséquent la liste de candidature du principal parti d’opposition a été invalidée.

Lire Aussi :   LÉGISLATIVES 2023 AU BÉNIN : L’OPPOSITION DE NOUVEAU SUBTILEMENT ÉCARTÉE ?

Une dernière bataille

Pour ne pas perdre toute chance, les responsables du parti ont aussitôt porté un recours devant la Cour constitutionnelle, le juge du contentieux électoral. Alors dans son recours, le parti demande à ce qu’on les autorise à remplacer les quatre candidats au dossier incomplets par d’autres militants à jour. Ils espèrent au vu de leurs arguments, pouvoir être candidats aux législatives prochaines.

« Ce qui est arrivé n’est pas notre faute. C’est une faute de l’administration. Nous avons formulé un recours. L’administration a attendu quatre jours plus tard après la fin du dépôt des dossiers avant de notifier ces observations-là donc. Nous avons demandé à la Cour de constater que cette faute est une faute de l’administration financière », explique le responsable national des opérations du parti, Jules Lodjou.

 

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