samedi, avril 20 2024

La Guinée fait face à une grève générale illimitée, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Les tensions ont déjà fait deux morts et plusieurs blessés. Ce mouvement de protestation, largement suivi à travers le pays, reflète le mécontentement généralisé de la population face à la situation politique et économique du pays, sous le gouvernement de transition en place depuis le coup d’État de septembre 2021.

Les syndicats, à l’origine de cette grève générale, appellent à la satisfaction de plusieurs revendications cruciales pour l’avenir de la nation guinéenne. Malgré la répression, la mobilisation pour cette grève a été exceptionnellement forte, touchant divers secteurs de la société guinéenne. Les écoles, les banques, les commerces et les administrations ont fermé leurs portes, tandis que les hôpitaux fonctionnaient au ralenti avec des services minimums. Cette unité d’action témoigne de la détermination des Guinéens à faire entendre leur voix et à défendre leurs droits face à un gouvernement qui semble rester sourd à leurs préoccupations.

Une grève générale marquée par la répression

La première journée de la grève générale en Guinée a été marquée par des manifestations spontanées et des affrontements violents entre les manifestants et les forces de l’ordre à Conakry, la capitale. Ces heurts ont malheureusement entraîné la perte de deux vies et ont laissé de nombreux autres blessés. Les barricades érigées sur l’autoroute « Le Prince » ont symbolisé le mécontentement profond de la population et son désir de voir ses revendications entendues par les autorités.

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Les syndicats guinéens, à l’origine de cette grève générale, ont formulé plusieurs revendications, notamment la libération immédiate et sans condition du journaliste Jamal Pendessa, la baisse du prix des denrées de première nécessité et la fin du brouillage des ondes. Ces revendications essentielles reflètent les préoccupations urgentes de la population guinéenne, qui aspire à un changement significatif dans ses conditions de vie et dans le respect de ses droits fondamentaux.

Alors que la société civile déplore les affrontements meurtriers, l’avocat du journaliste emprisonné exprime l’urgence de rendre justice et d’assurer un procès équitable pour son client. La fixation de la date du procès est perçue comme un premier pas vers la résolution de cette affaire, mais la demande de libération immédiate de Jamal Pendessa demeure un point crucial pour les défenseurs des droits de l’homme et les militants syndicaux.

 

Sandrine A.

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