jeudi, juin 13 2024

Les autorités ivoiriennes n’ont plus à se soucier de l’acquittement de leur dette antérieure à 2012 envers la France. Cette dernière est désormais transformée en don selon un accord particulier signé par les deux pays. Concrètement, il s’agit d’un « contrat de désendettement et de développement » en faveur de la Côte d’Ivoire.

Ce contrat de désendettement est le troisième du genre entre les deux Etats. Il a été acté par le ministre ivoirien de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly et celui français Bruno Le Maire. Ces dernières années, le fardeau de la dette de plusieurs pays africains s’est sérieusement envolé. Par conséquent, ce mécanisme particulier proposé par la France constitue un soulagement au trésor ivoirien.

Le contrat de désendettement, une bulle d’oxygène pour la Côte d’ivoire

Grace au contrat de désendettement, la dette ivoirienne est convertie en don. L’Etat ivoirien ne remboursera pas à la France l’année prochaine les 751 milliards de francs soit 1,4 milliard d’euros, qu’il lui doit. Plutôt, cette somme sera déposée sur un compte de l’Agence française de développement (AFD).

Après cette opération, cet argent sera utilisé par le gouvernement ivoirien en accord avec la France pour réaliser des projets jugés prioritaires. Il s’agit notamment des actions en liens avec l’agriculture et la préservation de la biodiversité, le développement urbain, la formation et surtout l’emploi des jeunes. Cela permettra donc à la Côte d’Ivoire d’être un peu soulagé au niveau de sa trésorerie tout en répondant aux défis de développement.

Une mesure utile

Depuis son invention par les autorités françaises, il y a des années, le contrat de désendettement a servi à bien de nations africaines. Outre la Côte d’Ivoire, le Congo et le Cameroun en ont aussi bénéficié. Il a permis à ces Etats très pauvres d’alléger leurs dettes et de relancer leur économie.

La récente augmentation de la dette de plusieurs pays africains est issue de la mauvaise gouvernance et la faiblesse des capacités institutionnelles. Les grands programmes d’investissement public et les dépenses liées à la défense sont également des facteurs d’accumulation de la dette.

Tout compte fait, ce contrat de désendettement entre la France et la Côte d’Ivoire illustre fort bien une relation bilatérale harmonieuse.

Lire aussi: CÔTE D’IVOIRE: LE PREMIER MINISTRE PATRICK ACHI CITÉ DANS LES PANDORA PAPERS

 

Sandrine A

Previous

Putsch au Soudan : les sévères sanctions contre les militaires s’enchainent

Next

Transition en Guinée: la Cédéao réitère son accompagnement

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

certification du Cacao pour les producteurs ivoiriens

Certification du Cacao : Les enjeux pour les producteurs ivoiriens à l’Aube de 2025

Investigateur Africain

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, se prépare à relever un nouveau défi avec l’arrivée des nouvelles normes européennes en janvier 2025. Bien avant cette échéance, le pays s’est engagé dans un processus de certification pour garantir la durabilité et l’éthique de sa production de cacao, à travers des labels comme Utz, Rainforest […]

crise des carburants en Centrafrique : Tamoil sous pression

Centrafrique : La crise des carburants met Tamoil sous pression

Investigateur Africain

En République Centrafricaine, la crise des carburants est devenue un problème majeur, entraînant des mesures drastiques de la part du gouvernement. Mercredi 5 juin, les autorités ont décidé de réquisitionner six des onze stations-service du réseau Tamoil à Bangui. Cette décision, annoncée par le ministre chargé du Développement de l’Énergie et des Ressources Hydrauliques, vise […]

assises de la justice au Sénégal : voici les propositions

Réforme judiciaire au Sénégal : les propositions des assises de la justice

Investigateur Africain

Les assises de la justice, voulues par le président sénégalais, se sont conclues mardi 4 juin après cinq jours de débats intenses. Cette rencontre a rassemblé 376 participants, incluant magistrats, avocats, membres de la société civile et professeurs d’université. L’objectif : élaborer des propositions concrètes pour réformer le secteur judiciaire au Sénégal, en mettant l’accent […]