vendredi, mars 1 2024

Ziguinchor, la principale ville du sud du Sénégal, est plongée dans une atmosphère tendue. Les jeunes de Casamance, confrontés à un chômage endémique et à des difficultés économiques, expriment leur colère et leur désespoir face à la situation. Ils ont trouvé dans Ousmane Sonko, le maire de la ville et principal opposant sénégalais, un espoir pour un avenir meilleur.

Les jeunes, âgés de 18 à 30 ans pour la plupart, sont déterminés à protéger Ousmane Sonko, qui fait face à des accusations de viols et à des manœuvres politiques destinées à l’écarter du paysage politique. Ils montent la garde devant sa maison, barricadant les rues avec des pierres et des pneus brûlés. Masqués et armés de bâtons, ils affirment être prêts à sacrifier leur vie pour défendre leur leader.

La détresse du chômage en Casamance

La région de Casamance, dont Ziguinchor est le chef-lieu, est confrontée à un chômage endémique. Les jeunes diplômés se retrouvent souvent sans emploi, contraints d’exercer des petits métiers pour survivre. Simon, un électricien de métier, raconte qu’il peut rester plusieurs mois sans travail, ce qui rend difficile le soutien financier à sa famille. Ansou, étudiant en Master en mathématiques, partage également sa frustration face à la difficulté de trouver un emploi malgré ses qualifications.

Pour ces jeunes de la Casamance, Ousmane Sonko incarne un grand espoir de changement. Son discours politique les a convaincus qu’avec lui, l’injustice et la corruption seraient éradiquées. Ils voient en lui un homme de principes qui pourra améliorer la situation économique du pays. Le soutien à leur leader devient pour eux une cause à laquelle ils sont prêts à sacrifier leur vie.

Lire Aussi : PRÉSIDENTIELLE 2024 AU SÉNÉGAL : L’OPPOSANT SONKO REVIENT VIGOUREUSEMENT À LA CHARGE

La vie quotidienne perturbée

La tension palpable en Casamance se fait ressentir dans la vie quotidienne. Les commerces sont fermés, les écoles également. Les affrontements entre les jeunes manifestants et les forces de l’ordre perturbent le fonctionnement normal de Ziguinchor. Les gaz lacrymogènes remplissent l’air, les pierres volent et les enfants, pris dans la confusion, courent en tous sens.

La jeunesse de Casamance, confrontée à la réalité du chômage et des difficultés économiques, exprime son désespoir et sa colère face à une situation qu’ils jugent injuste. Ils voient en Ousmane Sonko une figure porteuse d’espoir, prête à défendre leurs intérêts. La mobilisation et la détermination de ces jeunes montrent à quel point la question de l’emploi est cruciale pour l’avenir de la région.

Steven Edoé Wilson

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