jeudi, février 29 2024

Au Nigéria, l’appel à la grève des deux principaux syndicats du pays, le Nigeria Labour Congress (NLC) et le Trade Union Congress (TUC), plane encore sur la nation comme une épée de Damoclès. Ceci quand bien mêmes les deux mouvements ont accepté de suspendre la grève illimitée qui devait démarrer en principe ce mardi. Au cœur de cette tempête politique se trouve l’actuel président nigérian Bola Tinubu, une figure éminente de la scène politique.

L’appel à la grève, lancé par ces deux grands syndicats du Nigeria, a créé une onde de choc à travers le pays, attirant l’attention sur les enjeux socio-politiques brûlants. Alors que le pays fait face à des défis socio-économiques complexes, le leadership politique de Tinubu est mis à l’épreuve, soulevant des questions cruciales sur l’avenir politique du Nigeria. Pour répondre aux revendications de la population, le président Tinubu est désormais au centre de cette tourmente politique, confronté à une pression grandissante.

Un train de mesures pour contrer l’appel à la grève

Pour accepter de suspendre leur appel à la grève illimitée, ont eu à s’entretenir avec le gouvernement. Mais le grand déclencheur a été les mesures de sortie de crise annoncées par le président nigérian. À l’issue de discussions fructueuses avec les représentants syndicaux, le gouvernement a dévoilé un ensemble de mesures avant-gardistes visant à apaiser les préoccupations du secteur travailleur.

Parmi ces mesures phares pour éviter l’appel à la grève, on compte une augmentation de la rémunération mensuelle de 35 000 nairas (soit 45 dollars) pendant une période de six mois pour les employés de l’administration fédérale, ainsi qu’une hausse de 25 000 nairas pour les travailleurs les moins qualifiés. Ces propositions audacieuses s’inscrivent dans une volonté manifeste de reconnaître et de valoriser la contribution inestimable de la main-d’œuvre nigériane.

Par ailleurs, le dimanche dernier, le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a dévoilé une mesure audacieuse destinée à atténuer les répercussions de ses récentes réformes économiques. Dans un geste empreint de compassion, il a annoncé une augmentation temporaire du salaire minimum pour les travailleurs les moins rémunérés, tout en promettant une réduction significative des tarifs des transports publics.

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Un président soucieux du bien-être de sa population

En matière de transport le gouvernement s’est engagé à accélérer la transition vers une flotte de bus alimentés au gaz pour le transport public. Une avancée qui pourrait potentiellement entraîner une baisse des tarifs de transport. Parallèlement, une mesure temporaire de suspension de la taxe sur la valeur ajoutée pour le diesel a été annoncée, visant à atténuer les charges financières qui pèsent sur les travailleurs et les entreprises. Enfin, une attention particulière a été portée aux nigérians les plus vulnérables, avec la mise en place d’un programme d’allocation visant à soutenir les plus démunis de la société.

Ces annonces reflètent la volonté de l’administration Tinubu d’alléger le fardeau des citoyens qui ont fait face aux ajustements économiques, tout en renforçant son engagement envers le bien-être de la population. Cette démarche pour dissuader d’un appel à la grève, à la fois stratégique et humanitaire, dénote une sensibilité remarquable du président Tinubu envers les aspirations de la classe ouvrière nigériane. Elle incarne également une vision pragmatique qui vise à équilibrer les réformes économiques avec des mesures concrètes visant à améliorer la qualité de vie des Nigérians.

Tout en lançant ces initiatives, le président Tinubu s’inscrit dans une perspective de leadership responsable et proactif, cherchant à garantir que les fruits de la croissance économique atteignent tous les coins du pays, et ce, dans un esprit de justice sociale.

Les deux principaux syndicats du Nigeria ont suspendu leur appel à la grève nationale, après l’annonce par le gouvernement de mesures pour compenser la hausse du coût de la vie, ont-ils annoncé lundi dans un communiqué commun.

 

Tony A.

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