mardi, juin 18 2024

Pendant trois jours, Nairobi la capitale sert de cadre propice pour accueillir des échanges cruciaux visant à répondre aux défis climatiques du continent. Et c’est à travers une première du genre, le Africa Climate Summit 2023. La rencontre a été ouverte ce lundi 4 septembre et est consacrée aux discussions ministérielles. S’en suivra plus tard la réunion des chefs d’État et de gouvernement avant la clôture du sommet mercredi.

Participent à ce Africa Climate Summit 2023, une vingtaine de chefs d’État ou de gouvernement africains et près de 20 000 membres de délégations du monde entier. Il s’agit notamment des acteurs de la société civile ainsi que des entreprises publiques et privées, et des organisations internationales. Tous sont animés par un but commun. En quoi donc cette initiative se distingue elle des précédentes ? Va-t-elle aussi accoucher d’une souris ? Les participants parviendront-ils à une feuille de route commune du continent.

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Africa Climate Summit 2023 pour des actions concrètes

A moins de trois mois de la COP28, à Dubaï, l’enjeu est de taille pour bon nombre de pays africains. Car il est plus que nécessaire pour eux de formuler des « solutions africaines » aux défis climatiques du continent qui en subit énormément les conséquences. Lesdites solutions découleront naturellement d’une approche commune matérialisable à travers la signature d’une « déclaration de Nairobi ».

Et pour y parvenir, Le président kényan, William Ruto est résolu à faire en sorte que le Africa Climate Summit 2023 soit différent des autres rencontres à propos du climat. Il espère vivement que celui-ci soit source de la croissance verte pour le continent, ainsi que le financement de l’action climatique. La même ambition est partagée par les activistes et défenseurs du climat, qui attendent une protection accrue des océans et des forêts ou encore le développement des énergies renouvelables.

« Nous espérons vraiment qu’au-delà de beaux discours, on en sortira avec une déclaration qui permettrait de s’acheminer vers un plan d’action et une feuille de route très claire où les États prendraient aussi des engagements très clairs qu’ils auraient l’obligation, ensuite, de mettre en œuvre », a indiqué Fatima Diallo est directrice exécutive de la Cradesc, une organisation qui œuvre notamment dans le domaine de la transition énergétique au Sénégal.

 

Tony A.

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