samedi, mars 2 2024

Le déplacement du président Muhammadu Buhari à Maiduguri hier, jeudi 17 juin était rapide. Il s’est rendu dans la grande ville de Maiduguri au nord-est du Nigeria, un an et demi après sa dernière visite, en février 2020. Le président nigérian est allé s’enquérir de la situation sécuritaire dans cette région, présentée comme l’épicentre des exactions des groupes djihadistes.

La visite de Buhari à Maiduguri n’a duré que quelques heures. Il était accompagné des chefs de l’armée. Une visite expresse, mais hautement symbolique.

Faire face au terrorisme

Muhammadu Buhari est allé « comprendre la situation sécuritaire » et lancer des projets de développement, notamment la construction de 10 000 logements pour les personnes déplacées qui se rassemblent dans la capitale de l’Etat de Borno. Le chef de l’Etat a admis que « beaucoup de travail reste à faire pour rétablir la paix dans le nord-est », en proie au soulèvement djihadiste.

« En rassemblant les ressources collectives et les avantages comparatifs des forces armées et des autres agences de sécurité, nous espérons que l’ennemi ressentira désormais la férocité de notre puissance de feu et le poids de notre détermination », a déclaré le président Buhari à Maiduguri, comme une réponse aux critiques d’inertie contre la menace terroriste.

La visite de Muhammadu Buhari à Maiduguri intervient après la confirmation de la mort d’Abubakar Shekau, le patron de Boko Haram.

Muhammadu Buhari sous pression

Les critiques contre le président nigérian se font de plus en plus insistants. Jeudi 10 juin, l’ancien président Olusegun Obasanjo a notamment réuni à Abuja, une flopée de dignitaires et de personnalités politiques nigérianes qui ont exprimé leur inquiétude unanime quant à la situation économique et sécuritaire du pays.

Pour l’heure, le Nigeria peine à venir à bout des groupes terroristes. Outre les actions de Boko Haram et de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest, le pays est de plus en plus meurtri par le kidnapping de plusieurs dizaines d’enfants par des éléments armés appelés bandits.

Et face aux critiques, Muhammadu Buhari est devenu extrêmement proactif dans ses communications. La semaine dernière, le président s’est rendu à Lagos et a parlé aux médias à trois reprises, ce qui est inhabituel. C’est dans cette même logique que s’inscrit donc ce déplacement express de Buhari à Maiduguri.

Esso A.

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