mardi, février 27 2024

Dans les récentes violences à Bangui, le Tchad nie toute implication. « Aucune ingérence du Tchad dans les troubles sécuritaires en Centrafrique ». C’est le message principal qu’ont fait passer les autorités tchadiennes au reste du monde. L’annonce a été faite par le biais de son ministère de la Communication.

Ces derniers jours, la capitale Bangui a été secouée par les rebelles de la CPC. Mais ils ont été rapidement repoussés hors de la ville. Ceci, grâce à l’intervention commune des forces russes, rwandaises et celles de la Minusca au côté de l’armée centrafricaine. Pour le gouvernement centrafricain, le Tchad aurait joué un rôle dans la crise actuelle. C’est à dire les récentes violences à Bangui. Cela tient du fait que, la présence de mercenaires tchadiens aurait été constatée parmi les assaillants.

Des accusations contestées quant aux violences à Bangui

Selon le porte-parole du gouvernement tchadien, Cherif Mahamat Zene, les accusations portées contre le Tchad par la Centrafrique ne sont pas du tout fondées. Car le Tchad n’est en aucune façon impliqué dans les récentes violences à Bangui. Même si des mercenaires tchadiens sont présents en Centrafrique, ils ne sont pas missionnés par le gouvernement.

« Bien sûr ! Des Tchadiens sont recrutés par toutes les parties prenantes centrafricaines », a reconnu Cherif Mahamat Zene. Et de rajouter « nous sommes surpris qu’on les présente comme des Tchadiens missionnés par le Tchad et cela est inadmissible ».

Des mauvaises habitudes

« Chaque fois qu’il y a des troubles sécuritaires en République centrafricaine, les acteurs centrafricains ont tendance à accuser le Tchad. C’est systématique », s’est plaint Cherif Mahamat Zene. Il s’agit là d’une sale habitude dont les autorités centrafricaines vont devoir se débarrasser.

Le porte-parole du gouvernement tchadien a aussi réaffirmé que son pays s’est plutôt attaché à œuvrer pour la paix et la réconciliation. Et que depuis le retrait de son contingent en 2014 de la Misca, le Tchad n’a jamais interféré, dans la crise centrafricaine.

Lire aussi : CENTRAFRIQUE : PARTIS POLITIQUES ET SOCIÉTÉ CIVILE APPELLENT AU DIALOGUE

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