jeudi, avril 18 2024

La pandémie de la Covid 19 en Afrique n’a pas fini d’engendrer des conséquences néfastes. Depuis son apparition en mars 2020, son impact sur les économies des nations reste profond. Ainsi selon les prévisions de la Banque mondiale, les Etats africains sont menacés par l’extrême pauvreté.

Relativement à la récente analyse de l’économie régionale « Africa’s Pulse », la croissance en Afrique subsaharienne en 2020 devrait chuter à -3,3%. Ceci en raison des chamboulements dus à la Covid 19 en Afrique. Ce qui va par conséquent entrainer la première récession économique dans la région après 25 ans. Plus effrayant, 40 millions d’Africains pourraient aussi se retrouver en extrême pauvreté.

Covid 19 en Afrique, une régression de la lutte contre la pauvreté

Malgré les efforts déployés pour éloigner l’extrême pauvreté, elle risque de refaire son apparition plus vite que l’on aurait cru. Car la pandémie du coronavirus a anéanti plus de cinq années de progrès réalisé dans la lutte contre la pauvreté.

Ainsi, la région subsaharienne sera le cadre d’abri pour un tiers de personnes appauvries par la pandémie. Ces derniers se situeront précisément dans les pays à revenus intermédiaires comme le Nigéria.

Le niveau de revenus des populations pourrait basculer à moins d’un dollar par jour. Soit un montant estimé à 500 FCFA. Cette situation risque une fois de plus de conforter davantage les inégalités déjà grandes sur le globe. Les riches deviennent plus riches et les pauvres s’appauvrissent.

Covid 19 en Afrique, une résilience à soutenir

Quoi qu’il en soit, les Etats africains essaient tant que possible d’arriver à amoindrir les effets de la covid 19 en Afrique . Ils s’emploient par tous moyens à relancer leurs économies déjà fragiles.

L’initiative s’est traduite par les mesures de protection sociale destinées à renforcer le pouvoir d’achat des ménages. Cela passe par la baisse des taxes, des programmes d’accès aux soins, des distributions de vivres pour les plus démunis.

Alors pour permettre à l’Afrique de se relancer effectivement, elle a besoin de l’aide de ses partenaires. De plus, ses dettes doivent être totalement épongées si on veut la voir pleinement vivre. A défaut, elle s’écroulera certainement sous le poids de l’extrême pauvreté.

Lire aussi : https://linvestigateurafricain.tg/selon-lunicef-un-bebe-nait-mort-ne-dans-le-monde-toutes-les-16-seconde/

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