vendredi, février 23 2024

Un nouveau coup de coup de force au Mali, c’est la triste réalité que connait le pays ces derniers jours. En effet, le président malien Bah N’Daw et son Premier ministre Moctar Ouane ont été mis hors de leurs prérogatives par la junte militaire. Alors la communauté internationale condamne fermement ce coup de force au Mali et exige la libération de ces autorités de la transition.

Pour rappel, le 18 août 2020, le Mali a connu un coup d’Etat mené par la junte militaire et qui a poussé au départ du pouvoir Ibrahim Boubacar Keita. Cette nouvelle instabilité à la tête de l’Etat malien annonce elle des changements importants ? Pour l’instant, il est encore trop tôt pour se prononcer en profondeur sur cette situation.

Un coup de force au Mali motivé

D’après le colonel Assimi Goïta, vice-président de la transition, auteur de ce nouveau coup de force au Mali, son action est tout à fait justifiée. Il estime que le gouvernement de Moctar Ouane est responsable de la grève illimitée actuellement en cours au Mali. Outre cela, ils n’ont pas réussi à gagner la confiance des partenaires sociaux. Ce qui justifie donc allègrement ce coup de force au Mali.

Parmi les autres raisons citées, le colonel Assimi Goïta déplore le fait qu’il n’ait pas été consulté par rapport à la constitution de la liste du nouveau gouvernement. Et le Premier ministre Moctar Ouane en est responsable. Par conséquent, il était de son devoir d’agir préserver la charte de la transition et défendre la République.

Des condamnations de la communauté internationale

De son côté, la communauté internationale n’a pas manqué de s’exprimer sur ce retournement de situation. L’union européenne pour sa part estime que l’enlèvement du président et du Premier ministre de la transition constitue un coup de force au Mali. Et cela mérite des sanctions fermes contre ses auteurs.

« Ce qui a été conduit par les militaires putschistes est un coup d’Etat dans le coup d’État inacceptable, qui appelle notre condamnation immédiate », a déclaré le président français Emmanuel Macron. Et de poursuivre « nous avons condamné avec la plus grande fermeté l’arrestation du président de la transition, de son Premier ministre et de leurs collaborateurs ». La France par ailleurs, demande une réunion d’urgence devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Previous

Elections en Ethiopie : la date du 21 juin est retenue

Next

Côte d’Ivoire : Serges Kassy, le nouveau bâton dans les roues de Didier Drogba pour la présidence de la FIF

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir Aussi

Ne Manquez Pas

Tournant Politique au Gabon : Le PDG d’Ali Bongo se réinvente pour affronter l'avenir

Tournant Politique au Gabon : Le PDG d’Ali Bongo se réinvente pour affronter l’avenir

Rédaction

Le Parti démocratique gabonais (PDG), longtemps au pouvoir sous l’égide du président déchu Ali Bongo, entreprend un exercice inédit d’introspection les 23 et 24 février 2024. Ces assises, placées sous le thème de « l’autocritique et de la refondation », marquent un tournant majeur pour cette formation politique historique. Après avoir été ébranlé par les secousses du […]

Réponse Présidentielle : Biya augmente les salaires et les aides familiales au Cameroun

Réponse Présidentielle : Biya augmente les salaires et les aides familiales au Cameroun

Rédaction

Le président camerounais, Paul Biya, a récemment annoncé des mesures visant à atténuer les effets de la hausse des prix des carburants sur les populations. En effet, ces dernières semaines ont été marquées par une augmentation significative des tarifs à la pompe, entraînant une pression financière accrue sur les ménages. Dans cette optique, le gouvernement […]

Crise au Sénégal : Les manœuvres de Macky Sall pour rétablir l'ordre politique

Crise au Sénégal : Les manœuvres de Macky Sall pour rétablir l’ordre politique

Rédaction

Depuis le début des troubles politiques au Sénégal, les regards se tournent vers Macky Sall, président en fonction, en attente de son plan de sortie de crise. Dans un éditorial percutant publié ce mardi, le directeur de publication de « Jeune Afrique », Marwane Ben Yahmed, lève le voile sur les intentions du président sénégalais […]