Les étudiants de Kaduna capturés au sein de l’université Greenfield ont été relâchés. C’est ce samedi que la police nigériane a confirmé la libération de 14 étudiants et membres du personnel de l’Université Greenfield (nord-ouest) kidnappés le mois dernier par des hommes armés dans l’Etat de Kaduna.
Les captifs ont passés 40 jours dans les mains de leurs ravisseurs avant d’être libérés. Tous n’ont malheureusement pas eu la vie sauve.
Libération des étudiants de Kaduna
Mohamed Jalige, porte-parole de la police nigériane a confirmé samedi à la presse, la libération des étudiants de Kaduna enlevés. « Ils ont été abandonnés à l’extérieur de la ville, le long de la voie rapide Kaduna-Abuja », dans le centre du Nigeria a-t-il déclaré. Difficile de savoir si cette remise en liberté a été obtenue contre le paiement d’une rançon. Le porte-parole de la police n’ayant pas fourni de détails y relatifs.
Selon Samuel Aruwan, commissaire à la sécurité intérieure et aux affaires intérieures de l’Etat, deux membres du personnel de l’université font partie des personnes libérées. « Quatorze personnes ont été libérées au total, dont des étudiants et du personnel », a-t-il dit dans un communiqué laconique.
Pour rappel, c’est le 20 avril qu’une vingtaine de personnes, dont des étudiants de Kaduna et deux membres du personnel de la même Université privé (Greenfield) avaient été enlevées par des inconnus dans la zone de gouvernement local de Chikun. Enlèvement confirmé par la police le 21 avril.
Le 23 avril, les ravisseurs avaient tué trois étudiants en captivité. Leurs corps avaient été retrouvés à proximité de l’université. Deux autres étudiants avaient été tués le 26 avril. Lors de leur enlèvement, un membre du staff administratif de l’université avait aussi perdu la vie. Enfin, le 1er mai, l’un des étudiants enlevés avait été libéré après que ses parents eurent payé une rançon d’un montant non divulgué, selon les médias locaux.
Des enlèvements récurrents
Cet enlèvement des étudiants de Kaduna est le 5e enregistré dans cet Etat, en l’espace de 5 mois. Des hommes armés qualifiés de « bandits » par les autorités font du kidnapping des écoliers leur activité génératrice de revenus. Ils les libèrent généralement contre versement de rançon. Depuis décembre de l’année dernière en effet, 730 enfants et étudiants ont été enlevés dans le pays.
Pour tenter de décourager ces actes de banditisme, le président nigérian avait décidé de jouer la carte de la fermeté, en refusant de verser les rançons demandées. Mais la pression des familles et des chefs religieux peut faire changer la donne. Toutefois dans cette affaire d’enlèvement des étudiants de Kaduna, aucune autorité n’a pour l’heure confirmé un quelconque versement de rançon.